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La délinquance roumaine en baisse sur “trois mois consécutifs” à Paris

© France télévisions
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La délinquance roumaine a baissé à Paris "pendant trois mois consécutifs", en mai, juin et juillet, avec une diminution du nombre de Roumains mis en cause de 6,42% sur les sept premiers mois de 2012 et de 15% pour les mineurs

Par AFP

Après une hausse depuis 2008 de la délinquance perpétrée par des Roumains à Paris,  la situation a évolué ces derniers mois selon la Préfecture de Police.

"En 2012, la situation a un peu changé, puisque (après les) augmentations des premiers mois, on a réussi à infléchir la courbe, sur le ressort de la préfecture de police" (Paris et petite couronne), a confirmé à l'AFP le commissaire divisionnaire Gilles Beretti, chef de l'unité de coordination de la lutte contre l'immigration clandestine, de la préfecture de police (Uclic, PP). Ainsi, "sur les sept premiers mois de 2012, pour Paris intra-muros et la police des transports, 4.459 ressortissants roumains ont été mis en cause, contre 4.765 pour la même période de l'année précédente, soit une baisse de 6,42%", a-t-il précisé.
 
La baisse est particulièrement sensible pour les mineurs: "parmi ces mis en cause, il y avait 2.503 mineurs en 2012, contre 2.960 au cours des sept  premiers mois de 2011, soit -15,44%", a ajouté le commissaire Beretti.
 
La préfecture de police de Paris a engagé depuis plusieurs années une coopération avec Bucarest pour lutter contre la délinquance roumaine, principale nationalité des Roms, avec notamment des patrouilles de policiers franco-roumains à Paris.
 
La délinquance roumaine en France "est une réalité, il faut le constater, il ne faut surtout pas la nier", a déclaré jeudi le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
Sur la France entière, le nombre de Roumains mis en cause pour des faits de délinquance avait augmenté de plus de 69% entre 2009 et 2011, selon des statistiques de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) publiées jeudi par le Parisien.
 
Ainsi, les quelque 20.000 Roumains mis en cause en 2011 représentaient une augmentation de 69,35% par rapport aux 12.000 de 2009, alors que, dans le même temps, la délinquance des seuls mineurs roumains avait crû de 102,92%, soit plus de 5.000 mis en cause en 2011, principalement "près des grandes villes et des centres touristiques", selon la DCPJ.
 

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