L'agenda culture

Les rendez-vous culturels de Jean-Laurent Serra

Sister act à Mogador:

Après les succès de « Cabaret » du « Roi Lion » et de « Mama Mia », voici venu le temps des pétillantes « Sister Act ». La nouvelle super production de stage entertainment, le premier producteur et diffuseur de spectacles vivants en Europe voir dans le monde, est enfin à Paris sur les planches du théâtre Mogador.  Cet évènement parisien est considéré à juste titre comme un véritable baptême. Hier soir pour la soirée de gala qui lançait officiellement la naissance de cette comédie musicale, l’atmosphère était au tapis rouge, bulle et parterre de célébrité. Vingt ans après le célèbre film et les nombreuses adaptations scéniques de Broadway, de Londres et d’ailleurs qui ont ravi plus de 5 millions de spectateurs  à travers le monde, les  nones rock n’ roll et délurées de Sister Act font en effet swinguer leurs soutanes et le public de Mogador. Cette adaptation en Français a su conservé l’énergie, la fraicheur et l’humour de la version originale qui raconte l’histoire d’une chanteuse peu connue qui témoin d’un meurtre se réfugie dans un couvent déguisée en none. Elle deviendra « chef » de la chorale. Une bonne humeur contagieuse qui en quelques minutes seulement vous donne envie de danser, ou à défaut de place, de bouger dans vos sièges. Les voix sont belles, l’interprétation est juste et la musique jouée en live est carrée. Quel plaisir de  sentir monter doucement mais irrémédiablement la puissance du gospel, le fun du disco et l’énergie débordante délivrée par la troupe.  Sister Act est une bouffée d’air bienvenue en ce début d’automne morose et ce n’est pas Woopy Goldberg qui me contredira. A l’époque, c’est elle qui tenait le rôle principal du film. L’actrice a depuis changé de soutane et c’est en coproductrice heureuse et émue que Woopy Goldberg est venue assister à cette naissance parisienne. Longue vie donc à cette comédie musicale digne de la grande famille de Broadway et comme on dit à la fin de l’office : Alléluia !

"Vous désirez", revue hip-hop, au Vingtième théatre:

C’est une première dans l’histoire de cette danse née dans la rue et issue des banlieues. Après le cabaret, le strip tease et l’effeuillage burlesque très à la mode en ce moment car drôle et dénudé, le hip hop s’empare de l’esprit coquin de la revue et des fantasmes liés à ce genre. Le spectacle « vous désirez » qui se joue actuellement au 20ème théâtre est un concentré de sensualité qui déshabille les pratiques et les principes de cette danse très physique que l’on compare d’avantage à un combat plus qu’à un exercice de séduction. Et puisque l’érotisme s’exprime avant tout par ce qui est caché, les danseurs suggèrent plutôt que de montrer. Les tableaux de groupes si habituels dans le hip hop laissent place à des « duo » sensuels que l’on pourrait comparer à certains « pas de deux » en danse classique. Les amateurs apprécieront le contraste et la confrontation de ces corps musclé si souvent pudiques avec l’exercice désinhiber du déshabillé. Il y a de la force, du second degré et de la fragilité dans cette nouvelle approche du hip hop, c’est beau et surtout jamais vulgaire. Dire qu’il y a encore quelques années la pratique du hip hop était réservé aux garçons.

"Une nuit Balinaise" au Théatre national Chaillot:

L’ile de Bali, un petit paradis situé en Indonésie qui depuis toujours attire les touristes du monde entier grâce à ces plages, ses habitants et surtout sa culture.  Et c’est presque sous forme d’hommage que le Théâtre de Chaillot propose au public parisien de vivre de l’intérieur une reconstitution presque à l’identique du premier spectacle balinais donné à Paris en 1931. A l’époque, l’homme de théâtre et poète Antonin Artaud découvrait ces grandes traditions chorégraphiques, théâtrales et musicales lors de l’exposition universelle. Chaque soir, jusqu’au 29 septembre, la scène de Chaillot se transformera donc, pendant près de 3 heures, en temple balinais dédié aux arts et pratiques ancestrales telles que le Gamelan, une danse populaire ou encore le Gambuh, un drame musical ancien issus du village de kedisan et joué comme au temps de ses origines. Un voyage au long cours destiné aux amoureux de la tradition.

"The brain festival":

Il s'agit de la deuxième édition de ce festival un peu spécial puisque, organisé par un musicien, Thomas de Pourquery. L’idée de ce rassemblement d’amoureux de la musique est de collecter des fonds pour l'association Neuroligues, qui regroupe des chercheurs qui luttent contre les maladies neuro-dégénératives. Tous les musiciens viennent jouer bénévolement et cette année, le festival s’organisera autour de 4 grandes soirées de lancement. Le 20 septembre au studio de l’ermitage avec une nuit consacrée à l’accordéon dirigée par André Minvielle et Lionel Suarez. Le 21 et le 22 à la Maroquinerie avec deux nuits spéciales DJ, au programme de l’électro, des « beat » et de la danse jusqu’au bout de la nuit. La dernière grande soirée organisée le 23 septembre au Bataclan sera la cerise des festivités avec le Grand Bal de Jacques Higelin, Babx, Oxmo Puccino, L, Jeanne Added, Carmelia Jordana, Thomas de Pourquery, Gaspard LaNuit, entre autres invités. Une belle initiative caritative à soutenir, d’autant que le public aura presque tous les choix musicaux pour célébrer dans la bonne humeur la deuxième édition de ce festival qu’il faut soutenir.
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