La grogne des salariés d'Apple éclipsée par la sortie de l'Iphone5

A Paris, la sortie officielle de l'Iphone5 devait se faire sous la menace d'un mouvement de grève des salariés d'Apple France qui réclament de meilleurs salaires. Mais finalement, les salariés sont restés très discrets.

Les magasins Apple en France ont ouvert sans heurts vendredi pour le lancement du nouveau téléphone multimédia iPhone 5, malgré un grain de
sable inhabituel dans cette machine bien huilée, avec l'appel à la grève d'un syndicat de salariés.

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Devant l'un des deux magasins parisiens de la marque à la pomme, situé près de l'Opéra, une file d'attente de plus de 300 mètres s'étirait devant la boutique
avant même son ouverture à 08H00. L'entrée du magasin était canalisée par des barrières métalliques et gardée par des vigiles, tandis que les salariés faisaient entrer les clients au compte-goutte.

Seule une poignée de salariés avaient répondu à l'appel à la grève, lancé la veille par le syndicat SUD, qui représente 25% des quelque 1.500 employés, après l'échec de négociations salariales.
"Il y a une centaine de grévistes au niveau national dont 40 à Paris", a indiqué Thomas Bordage, représentant du syndicat.
"On ne voulait pas gêner la sortie de l'iPhone", a assuré un autre responsable de SUD, reconnaissant que la mobilisation était "symbolique".
Les syndicats d'Apple négocient notamment sur les conditions de travail, l'attribution de tickets restaurant, le budget du comité d'entreprise
et l'attribution d'un 13e mois. Les négociations ont notamment achoppé sur ce point. "Les négociations sont toujours ouvertes. On attend qu'Apple
vienne vers nous et prenne conscience des problèmes", explique Thomas Bordage.
Le syndicat CFTC, majoritaire au sein du groupe qui compte 13 magasins en France, n'a pas appelé à la grève, mais invité les salariés à manifester leur mécontentement, comme ces derniers jours, en portant un bracelet vert, avec l'inscription "Believe" ("Croire", en allusion aux promesses de la direction).