8410 euros : nouveau record du prix du mètre carré à Paris

Les prix des logements anciens à Paris ont battu un nouveau record mais le nombre de transactions continue de chuter, démontrant une inadaptation de l'offre et de la demande dans la capitale.

Par OC, avec AFP

Avec 8.410 euros par mètre carré en moyenne pour la période comprise entre mai et juillet 2012, le prix des logements anciens dans la capitale a encore amélioré son record, a annoncé la Chambre des notaires Paris-Ile-de-France.

Le précédent record, à 8.390 euros/m2, datait de la période comprise entre septembre et novembre 2011 et avait été égalé par la période entre février et avril 2012. Pour un appartement de 4 pièces, il faut désormais débourser près de 850.000 euros en moyenne et pas moins de 250.000 euros pour un studio de 30 m2. «Il va y avoir un nouveau record à Paris», avait prévenu Thierry Delesalle, notaire à Paris, lors d'une conférence de presse le 13 septembre, soulignant que les indicateurs avancés pointaient une hausse des prix.

Depuis un an, le mètre carré oscille autour de 8.350 euros


Mais ce record s'accompagne d'une chute des transactions. Entre mai et juillet 2012, seulement 7.600 logements anciens, essentiellement des appartements, ont été vendus dans la capitale, soit une chute de 20% par rapport à la même période de l'an dernier. La situation est la même dans l'ensemble de l'Ile-de-France avec une baisse de 21% avec 36.000 maisons et appartements anciens cédés pendant la même période.
 
Pour les notaires, se fondant sur les avant-contrats conclus au cours des derniers mois, les prochains prix officiels et définitifs publiés dans quelques semaines devraient permettre de battre à nouveau ce record, avec 8.580 euro/m2 en moyenne pour la période juillet-septembre.

Mais, la période août/octobre devrait connaître une légère décrue à 8.550 euros/m2. «Au delà de ces variations, modestes au demeurant, c'est bien la stabilisation des prix qui domine», soulignent les notaires dans un communiqué. 

«Les fortes hausses des prix des logements anciens et des loyers depuis quinze ans traduisent essentiellement le dynamisme de la demande dans un contexte de rigidité
de l'offre», peut-on lire dans une analyse, pour la France entière, de «l'inflation immobilière et ses conséquences pour l'économie immobilière» figurant dans les
annexes du projet de budget 2013. Selon cette analyse cette «inflation immobilière a eu (...) pour effet de creuser sensiblement les inégalités entre générations et catégories sociales et favorisé l'étalement urbain source d'inefficiences économique et environnementale».

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