Un transport de fonds attaqué à Aubervilliers, une interpellation et des braqueurs en fuite

© Commons Wikimédia
© Commons Wikimédia

Un fourgon blindé de la société de transport de fonds Loomis a été attaqué à la kalachnikov vendredi matin, 19 octobre à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) par des malfaiteurs qui ont pris la fuite, apparemment sans butin

Par Christian Meyze /AFP

Un suspect a été interpellé peu après, mais le lien de cet homme avec les malfaiteurs n'est pas certain. Un des malfaiteurs en fuite pourrait être blessé.
Le fourgon a été attaqué vers 05H00 devant une déchetterie, près d'un rond-point, dans une zone d'entrepôts aux abords du canal Saint-Denis, sous un viaduc de l'autoroute A86.
Braquage à Aubervilliers


L'un des convoyeurs de fonds aurait fait usage de son arme. Et au moins deux chargeurs de kalachnikov vides ont été retrouvés sur place. Les malfaiteurs n'ont pas réussi à mettre la main sur le butin. Des explosifs ont été retrouvés sur le fourgon et des démineurs étaient sur place.

Selon un homme qui travaillait vendredi matin dans la déchetterie, les malfaiteurs ont utilisé deux camions 19 tonnes pour bloquer le fourgon en le prenant en tenaille. "On a entendu des détonations, des coups de feu. On est sortis et on a vu un véhicule de police les pourchasser. Un hélicoptère est arrivé très vite" a raconté ce témoin. Cet hélicoptère tournait sans cesse au-dessus des lieux de l'attaque, où s'est rendu le préfet de la Seine-Saint-Denis Christian Lambert. Un important périmètre de sécurité a été mis en place et la police scientifique a commencé ses constatations.
Trois dépanneuses attendaient sur le rond-point de pouvoir évacuer les véhicules.

La Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne est saisie de l'enquête.

Deux convoyeurs de fonds de Loomis avaient déjà été agressés mardi matin,16 octobre et l'un légèrement blessé, par deux hommes qui leur ont dérobé une somme estimée à 170.000 euros alors qu'ils circulaient à pied devant une banque à Paris (XIIIe). Un véhicule banalisé de cette société, basée à Aubervilliers, avait déjà été victime d'un braquage le 1er octobre, dans cette même ville.

Sur le même sujet

Deux paysagistes proposent une tombe-jardin plus écologique et moins chère

Les + Lus