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Plus d'une centaine de supporters croates de Zagreb arrêtés. Le match s'est déroulé sans incident

Les supporteurs du Dinamo Zagreb, à l'épouvantable réputation et qui avaient bravé l'interdiction de se rendre à Paris pour le match face au PSG mardi 6 novembre, étaient fermement attendus par la police française.

Par Christian Meyze

Une vingtaine interpellés après des bagarres lundi, une centaine cueillis mardi: la police, dûment mandatée, s'était préparée et attendait de pied ferme les supporteurs du Dinamo Zagreb qui avaient bravé l'interdiction.
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait interdit dès dimanche,  par arrêté, leur déplacement, anticipant ce match à haut risque de la Ligue des Champions remporté (4-0) mardi soir par le Paris SG contre le Dinamo, sans qu'aucun débordement ne soit à déplorer à l'intérieur du Parc des princes.  Le ministre avait mis en garde contre le risque de "graves incidents (...) susceptibles d'intervenir si les supporteurs des deux clubs venaient à se rencontrer". Il y a deux semaines, au match aller remporté par le PSG 2-0 à Zagreb, les autorités croates avaient refoulé près de 80 supporteurs du PSG.

A Paris, un total de 104 Croates avait été interpellé avant le match, a précisé la préfecture de police. Si le parquet de Paris intentait des poursuites, les supporteurs interpellés mardi risquent 6 mois de prison et 30.000 euros d'amende pour ne pas avoir respecté l'interdiction de se rendre en France.
"Nous allons également vérifier si certains des supporteurs interpellés ont pris part à l'attroupement armé de lundi soir à Bastille", a prévenu la police.

Les supporteurs du Dinamo Zagreb, les Bad Blue Boys (BBB), ont une très mauvaise réputation en Europe. En 1994, un policier français avait été grièvement blessé lors de violences en marge d'une rencontre contre Auxerre et le club avait été banni un an de la scène européenne.
"Ce qui s'est produit à Paris (...) n'est qu'un nouvel épisode d'une série de tristes histoires", constatait hier mardi, une porte-parole du Dinamo, Morana Djurevic.

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