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Poissy : l'agresseur du chauffeur de bus a été déféré

© MaxPPP / PHOTOPQR / LE PARISIEN / F.-X.C. POISSY
© MaxPPP / PHOTOPQR / LE PARISIEN / F.-X.C. POISSY

L'homme de 44 ans soupçonné d'avoir poignardé un chauffeur de bus mardi matin à la gare routière de Poissy Nord a été déféré jeudi matin. L'enquête a par ailleurs démontré qu'en voulant se venger d'un conducteur de bus qui ne l'aurait pas fait monter la veille, il a agressé la mauvaise personne.

Par Olivier Couvreur

Au cours de la garde à vue du suspect, les enquêteurs ont pu établir que le couteau ayant servi à blesser le conducteur lui appartenait bien au suspect, précisant qu'il n'a reconnu les faits qu'"à demi-mot".

Mardi, vers 7h30, un homme avait porté un coup de couteau au niveau de l'abdomen d'un chauffeur de bus de la société CSO Veolia, avant de prendre la fuite. Gravement blessée, la victime de 31 ans avait dû être envoyée en urgence dans un hôpital parisien pour subir une opération chirurgicale après les faits, mais ses jours n'étaient pas en danger. 


L'agresseur s'est trompé de chauffeur


Le motif de l'altercation remonterait à lundi : le mis en cause reprochait au chauffeur de ne pas s'être arrêté ce jour-là pour le prendre dans son bus en dehors d'un arrêt réglementé. Intérogé par les enquêteurs, le chauffeur agressé a déclaré qu'il ne travaillait pas ce jour là, comme le révèlent nos confrères du Parisien. C'est un autre chauffeur qui n'avait pas pris l'individu, qui se serait donc trompé de personne en voulant se venger le lendemain. 

Suite à cette agression, les conducteurs de l'ensemble des lignes du réseau CSO avaient exercé leur droit de retrait, suspendant le trafic sur tout le réseau. Les services de bus ont pu reprendre progressivement et revenir à la normale dans la journée de mercredi.

Une réunion s'est tenue mercredi à la sous-préfecture de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) avec notamment le sous-préfet, les maires, le Stif (Syndicat des transports d'Ile-de-France) et la société Véolia-Transdev. A l'issue de cette réunion, il a été notamment proposé d'expérimenter durant six mois l'installation de cabine en plexiglas protégeant le conducteur et d'équiper dès fin juin, l'ensemble des bus de CSO d'un dispositif de géolocalisation et d'un système d'alerte immédiate pour les conducteurs.

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