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Racing-Métro / Stade français : un derby pas vraiment exaltant

Le Racing-Métro s'est imposé dans le derby d'Ile-de-France  face au Stade Français (16-12), samedi 26 octobre 2013,  lors de la 10e journée de Top 14. Un match soporifique dans un Stade de France à moitié vide.
© LIONEL BONAVENTURE / AFP
C'est dans un Stade de France très peu rempli - 32.000 places vendues sur 80.000 - que se sont affrontées samedi 27 octobre 2013, les deux équipes franciliennes. Ennuyeux, barbant, soporifique ... les qualificatifs ne manquent pas pour ce rendez-vous raté entre le Racing-Métro et le Stade français.

Cela avait pourtant commencé sur les chapeaux de roue avec un Racing enragé :  un premier essai refusé à la vidéo à Marc Andreu, puis un second dans la foulée accordé à Luc Ducalcon, le tout en moins de trois minutes. Un premier essai transformé par Jonathan Sexton. A la 4e minute, le Racing-Métro menait donc 7 à 0. Après ? Rien .. ou du moins pas grand chose. Le Stade français parvint à revenir au score (7 à 6) grâce à deux pénalités avant d'être réduit à 10 après le carton jaune de Bonneval pour un plaquage dangereux. Le Racing Métro creuse alors à nouveau l'écart par une pénalité (Sexton à la 27e). 

La seconde période fut similaire. Sexton marque à nouveau pour le Racing (44e, 13-6) après une faute de Slimani. Le Stade français accumule les fautes: Papé écope d'un carton jaune (45e) puis nouvelle pénalité sur un mauvais geste d'Arias. Le Racing mène alors 16 à 6 à la 53e avant que  le Stade français ne réduise l'écart grâce à Dupuy (57e, 16-9) puis Stayn (70e, 16-12).

Sur le plan comptable, le résultat est pourtant satisfaisant pour les deux équipes : le Racing revient ainsi à une longueur de son rival parisien et reste à cinq points de la tête occupée par Toulouse. Quant au Stade Français, il engrange un point de bonus défensif dans un match se déroulant techniquement à l'extérieur.


Les déclarations d'après-match
Gonzalo Quesada, entraîneur du Stade Français
"On a eu beaucoup de soucis en touche, c'est le gros point noir. Mais même sans la touche on avait de quoi rivaliser. La déception vient surtout du fait qu'on n'a pas vraiment rivalisé sur le combat. On a plutôt subi les impacts. Comme j'ai dit aux joueurs, on a beaucoup plus d'armes que cela pour faire face. On perd, ils méritent la victoire mais sans être dans un bon jour, sans faire grand-chose non plus. Ils ont pu gagner sans forcer. On va analyser, la gestion des deux semaines de Challenge européen n'a pas été facile. On va essayer de voir pourquoi l'équipe n'était pas à son meilleur rythme physiquement. Le contenu me laisse des regrets. Il va falloir qu'on réagisse vite. Tout en sachant qu'on aura une dizaine d'internationaux en stage, surtout qu'on nous a annoncé que celui de l'équipe de France serait bien +arrosé+ parce qu'il faut préparer la réception des Blacks. On fera avec cette petite contrainte..."

Laurent Labit, entraîneur du Racing-Métro
"Il fallait que l'on reste sur la dynamique enclenchée avec la Coupe d'Europe. On se doutait que l'on aurait un match difficile et on avait dit aux joueurs que pour nous, seul le résultat compterait. On avait dit que gagner ce match était leur devoir et on est satisfait qu'ils aient rempli l'objectif. Oui, il n'y a pas eu de spectacle mais on a eu les situations pour se mettre à l'abri qu'on n'a pas su concrétiser. Ca s'est joué à très peu de choses sur la fin mais je pense que dans l'ensemble on mérite ce résultat. Cette victoire nous permet de rester au contact avec les premiers du classement et d'évacuer notre dernière sortie en Top 14 avec la réception de Grenoble. (sur Magnaval) Il s'est blessé à la cheville, on va faire l'état des lieux de la gravité mais on a un peu de malchance sur les demis de mêlée."
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