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Thierry Solère : "J'attends qu'une nouvelle génération émerge du congrès de l'UMP"

Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine était l'invité de Samedi Politique sur France3 Paris. Ce soutien de Bruno Le Maire souhaite que les quadras prennent le pouvoir à l'UMP. Elu du 92, il n'est pas opposé à la suppression de l'échelon départemental dans le cadre de la réforme territoriale.
Thierry Solère n'a pas sorti les missiles. Mais, invité de Samedi Politique sur France 3 Paris, il n'a pas été trop langue de bois sur la situation de l'UMP comme sur la réforme territoriale.

Nouvelle génération attendue

Le député de Boulogne est le principal soutien de Bruno Le Maire en Ile-de-France avec Delphine Bürkli. Un Bruno Le Maire bien silencieux depuis lundi et le départ de Jean-François Copé de la tête de l'UMP. Se planquerait-il un peu ? "Non, il ne se planque pas. Il ne veut pas participer aux petites phrases", répond Thierry Solère, chargé donc de porter la parole du futur prix Nobel de littérature de l'UMP. "Bruno Le Maire fait son  tour de France pour fabriquer des réponses fortes et concrètes pour la France de demain. On veut que les pratiques politiques changent. Ca commence par ne pas envoyer des sceaux d'acide sur le voisin pour des ambitions présidentielles", précise-t-il.

Ok. L'heure est aux idées et pas aux individus. Mais quand même, le congrès du mois d'octobre élira un nouveau président pour l'Ump. N'est-il pas temps pour les quadra du parti de prendre le pouvoir alors que le sondage du jour plébiscite Alain Juppé ? "Je serai très heureux et ravi qu'une nouvelle génération prenne le pouvoir à l'UMP à l'occasion de ce congrès", affirme Thierry Solère. "Après il y a une ligne politique à définir. Tout le monde n'a pas la même vision de ce qu'il faut faire. Il est impératif que ce congrès se passe dans des conditions de parfaite transparence. Moi encore une fois, j'attends qu'une nouvelle génération émerge de ce congrès. Et pour la suite que tout le monde se détende, il y aura des primaires", poursuit-il. 

Il faudra donc patienter encore un peu pour savoir si Bruno Le Maire sera candidat à cette présidence au mois d'octobre.

Sarkozy par la case primaire

Thierry Solère est un ami de Jean Sarkozy. Souhaite-t-il le retour du père dans la vie politique active ? "Il y a une primaire. S'il veut revenir avec l'expérience qui est la sienne, il sera peut-être candidat à la primaire. Il n'y a pas d'homme providentiel. Ca se saurait", répond le député des Hauts-de-Seine qui met en avant la nécessité d' "une méthode pour trouver le moment venu un programme politique".

Mais Thierry Solère insiste à de multiples reprises sur la notion d'exemplarité. "Ca suffit de tous ces gens mis en examen et des affaires. Dans les Hauts-de-Seine, on fait souvent l'actualité à cause de ces sujets là. Je ne me suis pas engagé en politique pour voir les uns et les autres convoqués par la justice", déclare le tombeur de Claude Guéant aux législatives de 2012.

Thierry Solère : "J'attends qu'une nouvelle génération émerge du congrès de l'UMP"


"L'échelon départemental est celui qui doit disparaître"

Thierry Solère est également vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine. Cela ne l'empêche pas d'encourager la suppression éventuelle des départements dans le cadre de la réforme territoriale engagée par le gouvernement et François Hollande. "On ne peut pas continuer avec tous ces échelons de collectivités locales. Moi je ne ferai pas de conservatisme parce que je suis vice-président des Hauts-de-Seine. Ca ne me pose aucune difficulté. Je pense que l'échelon départemental est celui qui doit disparaître", déclare-t-il. Maso ou cohérent, à vous de choisir.

Il regrette néanmoins les tergiversations de François Hollande sur le sujet. "Ca fait deux ans qu'on change d'avis tous les six mois", ironise-t-il. "S'il y a une réforme territoriale cohérente avec la suppression des départements, des régions à la bonne taille (il en souhaite un peu plus que 11) et des compétences bien rassemblées pour tout le monde, je la voterais", conclut-il plus conciliant.




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