A Londres, dix ans de péage urbain de l'hyper-centre n'ont rien changé à la pollution

Publié le Mis à jour le

Il y a douze ans, en 2003, Londres décidait de mettre en place un péage urbain pour réduire la circulation automobile et donc décongestionner son hyper-centre. Bilan.

Toutes les grandes villes sont préoccupées par leur mauvaise qualité de l'air que l'on respire. Toutes cherchent des solutions pour rendre leur atmosphère moins polluée, plus respirable. C'est un souci de qualité de vie, de santé publique aussi. Et après des décennies de priorité donnée à la circulation automobile, toutes les grandes villes s'interrogent désormais sur la place qu'elle doivent désormais laisser à l'automobile, et quelle est celle qu'elle doivent réaménager pour l'humain. 

Ainsi, il y a douze ans, en 2003, nos amis Anglais ont décidé de rendre l'accès à l'hyper-centre de Londres payant. Et cher même ! L'objectif n'était pas celui d'une réduction de la pollution, du moins pas directement, mais d'une diminution de la circulation. Douze ans après, nous sommes allés voir quel bilan on pouvait tirer de l'expérience. Didier Morel et Nedim Loncarevic