Des dizaines de milliers d'élèves passent la première épreuve du baccalauréat lundi 17 juin. Mais un appel à la grève des professeurs menace certains établissements. Il est très difficile d'estimer la mobilisation et les perturbations à venir.
Depuis 2003, aucun appel n'avait été déposé par des syndicats en vue de perturber les épreuves du baccalauréat. Il est porté par une intersyndicale regroupant le Snes-FSU, SUD-Éducation, la CGT et le Snalc.
Mais même du côté des syndicats, il est impossible de quantifier la future mobilisation. Durant l'année, "les taux de mobilisation dans l'année dans le second degré ont atteint, en moyenne, entre 4 et 12%", a précisé Florence Delannoy, proviseure d'un lycée polyvalent près de Lille et secrétaire générale adjointe du SNPDEN à franceinfo.
Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, fait le pari qu'il "n'y aura pas beaucoup de grévistes", car "les professeurs sont des gens responsables et savent qu'on ne fait pas ça le jour du baccalauréat", a-t-il déclaré sur France 2.
"L'institution prend toutes ses précautions"
Selon Frédérique Rolet, secrétaire général du SNES-FSU et interrogée par Le Monde, "les académies, les centres d’examen s’organisent chacun à leur manière. Certains convoquent le double d’enseignants surveillants, d’autres identifient les grévistes et s’arrangent pour ne pas faire appel à eux lundi. On entend aussi parler d’étudiants, de personnels administratifs ou d’agents territoriaux appelés en renfort… L’institution prend toutes ses précautions. Cela montre bien qu’elle est sous tension."Les professeurs grévistes protestent notamment contre la réforme de l’examen programmée à l’horizon 2021 et jugent qu'il va instaurer un lycée inégalitaire, rapporte le quotidien. D'autres demandent également le retrait de la plateforme Parcoursup.