"C’est pénible et injuste", les commerces "non-essentiels" baissent le rideau pour la 3ème fois en un an

"Coup dur", "injustice", certains commerçants franciliens dénoncent les fermerures de leurs établissements dans le cadre du nouveau confinement entrant en vigueur ce soir.

Un écriteau sur la porte d'un magasin, à Paris, le 18 mars 2020. (MATHIEU MENARD / HANS LUCAS / AFP)
Un écriteau sur la porte d'un magasin, à Paris, le 18 mars 2020. (MATHIEU MENARD / HANS LUCAS / AFP)

Ils s’apprêtent à baisser le rideau pour la troisième fois en un an. Déjà limités par des journées s’achevant avant 18h, les commerces "non-essentiels" d’Île-de-France fermeront leurs portes pour les quatre prochaines semaines à compter de ce vendredi soir minuit. Un nouveau confinement, 7 jours sur 7, a été décrété par l’exécutif face à la situation sanitaire inquiétante dans la région francilienne.

Ces commerces non-essentiels regroupent les magasins d’habillement et de jouet, les parfumeries, les bijouteries ou encore les fleuristes. Le principe de click-and-collect (commande en ligne et retrait en magasin) sera toujours possible pour les commerces fermés, a précisé le ministère de l'Économie. Les seuls commerces autorisés à rester ouverts durant cette période sont ceux des biens ou des services de première nécessité. 

Parmi les magasins nouvellement inclus dans ceux dits "de première nécessité" figurent les librairies, les disquaires, mais aussi les coiffeurs. Ces derniers sont exemptés de fermeture suite à une déclaration ce matin du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, précisant qu’ils devront respecter "un protocole sanitaire renforcé". "Nous sommes contents, nous et les clients, de rester ouverts (…) mais ce n’est pas normal que nous ayons le droit d’ouvrir et que les autres doivent fermer", nous explique ce coiffeur du quartier de Convention dans le XVe arrondissement de Paris.

"Pénible et injuste"

Pour beaucoup de ces commerçants, ce troisième confinement est un nouveau coup dur. "C’est pénible et injuste", estime de son côté une gérante d’un magasin d’accessoires de mode du même quartier. "Il y a au maximum 4 personnes à la fois dans ma boutique et j’ai établi un protocole sanitaire très renforcé (…) Que les librairies, les disquaires et les coiffeurs ouvrent n’a aucun sens", estime-t-elle.

D’autres avaient parié sur un confinement le week-end, similaire à celui qui est en vigueur à Nice et Dunkerque. "On ne s’attendait pas à un confinement dur, mais davantage à un confinement le week-end. On n’était pas du tout préparés", explique cette vendeuse d’un magasin de vêtements dans le quartier qui n’a pas encore recours au système de click-and-collect. "Quand on voit les libraires, les disquaires et les coiffeurs ouvrir, on ne comprend pas trop pourquoi on ferme", insiste-t-elle, estimant qu’"il y aurait peut-être eu autre chose à faire, comme par exemple diminuer davantage le nombre de personnes dans les magasins ou encore fermer les cabines d’essayage".

 

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