Canal Seine-Nord - Edouard Philippe assure que “l'État sera au rendez-vous de ses engagements”

Le canal Seine-Nord doit permettre de décharger l'autoroute A1 de 500.000 camions par an. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP
Le canal Seine-Nord doit permettre de décharger l'autoroute A1 de 500.000 camions par an. / © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Mis de côté en 2017, puis relancé sous la pression de Xavier Bertrand notamment, le président de la région des Hauts-de-France, le canal Seine-Nord devrait voir le jour aux environ de 2028. Le Premier ministre, en visite sur le chantier ce jeudi, a réitéré l'engagement de l'Etat. 

Par France 3 Paris - IDF / AFP

Le Premier ministre Édouard Philippe a promis ce jeudi que l'État serait "au rendez-vous des engagements qui ont été pris" en faveur du futur canal Seine-Nord, projet pharaonique d'autoroute fluviale de plus de 100 km.

"C'est un projet dont on a beaucoup parlé depuis très longtemps, probablement depuis trop longtemps, et qui est en train de passer une à une les étapes qui vont permettre de concrétiser (sa) réalisation", a souligné le chef du gouvernement lors d'une visite sur le site du chantier.
Le canal, long de 107 kilomètres entre Compiègne (Oise) et Aubencheul-au-Bac (Nord), doit faciliter le transport de marchandises entre les pays du Benelux et la région parisienne, et décharger l'autoroute A1 de 500.000 camions par an.
 
Son coût total est évalué à 5 milliards d'euros. Il est financé par l'État à hauteur d'environ un milliard d'euros, par l'Union européenne pour le double, ainsi que par les collectivités locales.

La livraison du canal est prévue en 2028           

Les travaux préparatoires doivent commencer dès 2020, avant un lancement du chantier deux ans plus tard pour une livraison prévue en 2028.

Le projet d'origine avait été mis de côté par le gouvernement en 2017, mais a été relancé l'année suivante, notamment sous la pression du président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

Édouard Philippe, ancien maire du Havre, était par ailleurs réputé sceptique sur ce projet qui, en facilitant les échanges Nord-Sud, laisse craindre à ses détracteurs qu'il favorise les ports néerlandais au détriment du port normand.
           

"Derrière cette construction d'infrastructure, il y a un projet économique: c'est ce que portent tous ceux qui sont dans la promotion de ce projet, bien pensé, [dont] j'ai bon espoir qu'il permette de créer de la richesse et de la compétitivité", a-t-il toutefois défendu jeudi.


"C'est la première fois qu'un projet de cette ampleur est porté par les collectivités territoriales", a en outre souligné le Premier ministre.

Selon M. Bertrand, dont la Région apporte 316 millions d'euros, le canal Seine-Nord doit créer "20.000 à 30.000 emplois".

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