Ce qu’il faut retenir du discours de Jean Castex

Comme presque tous les jeudis, le premier ministre Jean Castex est venu s’adresser aux Français et faire un point sur l’épidémie de covid-19. Voici les principaux points qu’il faut retenir de son allocution. 

Le Premier ministre Jean Castex lors d'une conférence de presse ce jeudi pour faire un point sur la situation sanitaire. Photo Martin BUREAU/AFP
Le Premier ministre Jean Castex lors d'une conférence de presse ce jeudi pour faire un point sur la situation sanitaire. Photo Martin BUREAU/AFP

Avec à ses côtés plusieurs de ses ministres – Olivier Véran (Santé), Gérald Darmanin (Intérieur), Élisabeth Borne (Travail) et Agnès Pannier-Runacher (Industrie) – le Premier ministre Jean Castex a fait, comme presque tous les jeudis, un point sur l’épidémie de covid-19. Il n’y a "pas de nouvelle vague épidémique d’ampleur, même si les chiffres restent élevés", a expliqué le Premier ministre, affirmant que la circulation du virus "n’a pas sensiblement augmenté ces deux dernières semaines". Le combat contre la covid-19 et ses variants "va durer (…) il n’est pas terminé", a tenu à rappeler le chef du gouvernement.

Voici les principaux points à retenir de son allocution.

 

Pas de confinement 

Alors que le gouvernement a décidé d’un reconfinement à Mayotte pour une durée de trois semaines, le Premier ministre l’a très clairement dit : "La situation ne justifie pas" un troisième confinement en métropole, et donc en Île-de-France. Un "nouveau confinement ne peut s'envisager qu'en tout dernier recours (…) Notre taux d'incidence est élevé mais il reste très inférieur à ce qu'il était en octobre dernier alors même que nous dépistons toujours autant", a-t-il précisé.

Les mesures de restrictions (couvre-feu à 18h, attestation…), restent en vigueur.

 

Variants anglais, sud-africain et brésilien

Concernant les variants de la souche de covid-19 qui gagnent du terrain, ils "constituent une menace ( …) bien réelle", a expliqué Jean Castex, précisant, pour illustrer l’évolution et la progression de ses variants, que la "part des malades (atteints de variants) était de 3.3% le 18 janvier. Elle est de 14% aujourd’hui". "Ils (les variants) nous inquiètent davantage" que la souche classique explique de son côté Olivier Véran. Cette semaine Rémi Salomon, président de la Commission médicale de l’AP-HP indiquait que l’Ile-de-France était particulièrement touchée par ces variants. Dans la région, le variant anglais représente près de 20% des cas.

 

Vaccination

"La campagne de vaccination suit un rythme très soutenu", a expliqué le Premier ministre, ajoutant que "tous les résidents d’Ehpad auront reçu leur première injection de vaccin d’ici la fin de la semaine".

Il a également annoncé la programmation d’un million sept cent mille nouveaux rendez-vous vaccinaux pour le mois de février et mars (500 000 en février et 1,2 million en mars). Pour le mois de février, ils seront ouverts dès demain, et pour le mois de mars, la semaine prochaine.

Les premières injections du nouveau vaccin britannique Astrazeneca auront, de leur côté, lieu dès ce samedi.

 

Contrôles

Après avoir rappelé que les opérations de contrôle avaient augmenté de plus de 30% dès samedi dernier en ce qui concerne le respect du couvre-feu, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a affirmé que ces contrôles seront renforcés "dans les prochains jours". "Le week-end dernier, les contrôles ont augmenté de 39% par rapport au weekend précédent (…) les verbalisations ont augmenté de 53%", a-t-il indiqué. Ces contrôles ont par exemple pu être observés le weekend dernier sur les routes d’Île-de-France. Ils avaient été l’un des éléments créateurs d’un gigantesque embouteillage de 400km dans la région.

M. Darmanin a également précisé que depuis la mise en place du couvre-feu, le 15 décembre dernier, plus d’1,9 million de contrôles ont été réalisés depuis le 15 décembre et plus de 177 000 amandes ont été distribuées.

Le ministre a enifn demandé "aux forces de l’ordre d’être particulièrement fermes sur le sujet des fêtes et des restaurants clandestins, et en premier lieu avec leurs organisateurs".

 

Vacances

Beaucoup de Franciliens comptent peut-être partir en vacances durant le mois de février (qui débutent le 13 de ce mois en Île-de-France), et peut-être même sortir de la région. Ils pourront le faire. Il n’y aura "pas de limite de déplacement entre les régions à l’approche des vacances de février", a expliqué le Premier ministre, qui a néanmoins appelé à la "prudence".

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