Plusieurs centaines de personnes rassemblées à République en soutien au jeune Théo

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi après-midi, place de la République, à Paris, en soutien au jeune Théo, victime d'un viol présumé lors de son interpellation, début février. Plusieurs syndicats et associations dont SOS Racisme, étaient à l'origine de cette manifestation.

Par France 3 Paris IDF/ET (avec AFP)

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi après-midi, place de la République, à Paris, en soutien au jeune Théo, victime d'un viol présumé lors de son interpellation, début février. Selon la préfecture de police, quelque 2.300 personnes ont pris part au rassemblement.

Plusieurs syndicats et associations dont SOS Racisme, le Cran (Conseil représentatif des associations noires de France), la CGT, la CFDT ou encore l'Unef et la FCPE, étaient à l'origine de cette manifestation. Plusieurs élus ceints de leur écharpe tricolore, notamment le député écologiste Noël Mamère, ont pris part au rassemblement.
La place de la République, où se tenait ce rassemblement, déclaré en préfecture, était placée sous étroite surveillance. Plusieurs dizaines de camions de CRS et gendarmes mobiles étaient postés sur les différents axes menant à la place et les personnes porteuses de sacs se voyaient fouillées. La station de métro République a été fermée. Mercredi et jeudi, deux rassemblements non déclarés avaient donné lieu à des heurts et dégradations à Paris et Bobigny. 
Depuis la fin du rassemblement, un groupe de quelques centaines de personnes "teste les barrages des forces de l'ordre", a indiqué une source policière à l'AFP.

"Formation des policiers"

Parmi les slogans : "Justice pour Théo", mais aussi "On n'oublie pas, on pardonne pas !", "Police partout, justice nulle part", ou encore "C'est l'impunité et l'injustice, alors désarmons la police !". 
"L'affaire Théo n'est pas qu'un fait divers, c'est un problème structurel de violences policières que la France doit avoir la maturité de traiter", a déclaré à l'AFP le président de SOS Racisme, Dominique Sopo. Pour Louis-Georges Tin, président du Cran, les candidats à la présidentielle sont "étonnament silencieux sur ce sujet" de la formation des forces de police. "Il faut que cette question soit au centre des élections."

Agé de 22 ans, Théo a été victime d'un viol présumé lors d'une interpellation brutale le 2 février à Aulnay-Sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Quatre policiers ont été mis en examen, dont un pour viol, dans cette affaire devenue hautement politique.

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