Covid-19 : la vente les titres de transport à bord des bus de la RATP devant les tribunaux

Face aux risques de contaminations, la CGT assigne en référé la direction de la RATP qui a demandé aux conducteurs en début de semaine de reprendre la vente des titres de transport à bord des bus à Paris et en petite couronne.

Les conducteurs de bus craignent les risques de contamination .
Les conducteurs de bus craignent les risques de contamination . © Alain JOCARD / AFP

Depuis lundi dernier, il est de nouveau possible d'acheter des tickets à bord des bus parisiens. Une décision de la direction de la Ratp qui nécessite de supprimer les plexiglas de protection et de permettre à nouveau la montée par l'avant du véhicule. En cette période épidémique, certains conducteurs, soutenus par la CGT, le premier syndicat de la Régie, s'inquiètent des risques de contamination. La centrale a décidé de porter l'affaire devant les tribunaux.

"Nous avons saisi la justice car nous voulons faire cesser cette situation que nous estimons dangereuse. Nous n’acceptons pas la suppression des mesures barrières de protection comme le plexiglas qui protège les conducteurs. Nous souhaitons suspendre la vente des titres de Transport", explique Cemil Kaygisiz, délégué syndical CGT Ratp Bus.

Et de poursuivre, "dans les bus, les mesures de distanciation ne sont pas respectées. On peut se retrouver serrés à 50 dans un bus, alors qu’on ferme les cinémas et que l’on demande aux petits commerçants d’avoir 8 m² par personne", s'indigne-t-il.

L'achat des titres de transport à bord des bus avait été suspendu au printemps dernier crise épidémique et mesures barrières oblige. Mais depuis lundi dernier, le 15 février, la direction a demandé aux conducteurs de reprendre les ventes. Les mesures barrières installées comme les plexiglas, la fermeture de la porte ont été levés malgré l’avis de la médecine et l’Inspection du travail, selon le délégué syndical.

En début de semaine, la CGT avait appelé à cesser le travail mais le trafic des bus parisiens avait été peu perturbé. "La grève a été peu suivie en cette période de congés",  reconnaît Cemil Kaygisiz, ajoutant qu' Île-de-France Mobilités a également demandé une baisse de l’offre. "L’inquiétude est pourtant bien présente mais il y a également des craintes de représailles de la direction parmi les agents", ajoute-t-il

La CGT appelle à un rassemblement devant le TGI de Paris jeudi 25 février.

 

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