Décès du conducteur du scooter qui avait fait un malaise cardiaque lors de son interpellation

© IA/F3IDF
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Agé de 42 ans, l'homme avait été arrêté alors qu'il téléphonait au volant de son scooter vendredi. Il est mort dans la nuit de samedi à dimanche, a annoncé l'avocat de sa famille.

Par Isabelle Audin

Après un contrôle de police, Cédric était entre la vie et la mort à l’hôpital Georges-Pompidou. Son avocat, Me Arié Alimi, a été engagé par la famille de la victime, il lance un appel à témoins sur les réseaux sociaux.
 
Vendredi, vers 10 heures du matin, les forces de l'ordre arrêtent un homme qui téléphonait alors qu'il conduisait son scooter, à l’angle du quai Branly et de l’avenue de Suffren, à Paris.

Âgé de 42 ans et père de cinq enfants, Cédric se montre "irrespectueux et agressif", assurent les sources policières contactées.

Victime d'un malaise cardiaque, il est rapidement pris en charge par les policiers, qui débutent un massage cardiaque, puis par les pompiers qui le conduisent à l'hôpital Georges-Pompidou, dans le XVe arrondissement.

Me Arié Alimi, l'avocat de sa famille, a annoncé sur twiter que "Cédric est décédé" dans la nuit de samedi à dimanche, "aux alentours de 3h30".
La version de la police est jugée "relativement étrange" par Maître Arié Alimi, "par rapport aux premiers éléments médicaux obtenus et qui correspondent plutôt à un syndrome d'hypoxie, autrement dit l'arrêt de l'alimentation en oxygène du cerveau".

L'IGPN, l'Inspection générale de la police nationale, a été saisie vendredi pour tenter de comprendre précisément le déroulement des faits. 

La famille envisage de porter plainte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner", selon l'avocat.
    
Les médecins de l'Hôpital Georges-Pompidou doivent encore délivrer un certificat médical et une autopsie doit être réalisée prochainement.
 

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