• SOCIÉTÉ
  • POLITIQUE
  • ECONOMIE
  • SPORT
  • FAITS DIVERS
  • CULTURE

2 suspects entendus dans l'affaire de l'Essonne

Ce sont finalement deux suspects qui ont été interpellés dans l'affaire des meurtres de l'Essonne

Par Christian MEYZE/AFP

Deux suspects, dont l'un considéré comme "très sérieux", ont été interpellés samedi dans l'Essonne et à Paris dans le cadre de l'enquête sur les quatre meurtres perpétrés en l'espace de cinq mois avec la même arme dans ce département francilien,  annonce le ministère de l'Intérieur.

"Un suspect très sérieux a été interpellé à la mi-journée" dans l'Essonne, a indiqué  la place Beauvau, avant de rendre publique l'arrestation d'un "deuxième suspect à Paris, à des fins de vérifications".

Il s'agit de deux "hommes" dont les "gardes à vue" accompagnées de "perquisitions ont débuté".
D'après une source proche de l'enquête, la première arrestation s'est déroulée à Draveil.


La centaine d'enquêteurs mobilisés, notamment ceux du SRPJ de Versailles, recherchent le ou les auteurs de quatre homicides, sans lien apparent et commis avec une seule et même arme dans un périmètre de dix kilomètres dans l'Essonne, en novembre 2011, février, mars et le 5 avril.


 La dernière victime, Nadjia Boudjemia-Lahcene, mère de famille de 48 ans, avait
été tuée par balle dans le hall de son immeuble de la cité de la Grande-Borne à
Grigny par un tireur qui avait pris la fuite à moto.

Les enquêteurs ont établi un descriptif très précis du modèle de la moto qui pourrait avoir été utilisée, une  Suzuki modèle GSX- R de couleur bleue et blanche avec le R du modèle rouge, passage de roue arrière blanc et garde-boue blanc, coque arrière et capot de selle blancs, deux feux incrustés dans le passage de roue, pot et bulle de couleur noire. Ils ont lancé un appel à témoins.
Or, selon le ministère de l'Intérieur, l'interpellation dans l'Essonne a été rendue possible "grâce au signalement de la moto".


Une moto avait aussi été utilisée le 27 novembre 2011 lors du premier meurtre: Nathalie
Davids, employée de laboratoire de 35 ans, avait été retrouvée criblée de sept balles d'un pistolet semi-automatique de calibre 7,65 mm, dans le parking de sa résidence de Juvisy-sur-Orge. Le tueur s'était enfui en moto.


Michel Courtois, 46 ans, originaire de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine) et qui entretenait avec Nathalie Davids une "relation affective, amoureuse", selon le parquet d'Evry, avait été mis en examen et écroué en décembre pour cet homicide.
A la fin de sa garde à vue, il avait reconnu avoir tué son amante et utilisé une
moto, avant de se rétracter.
Après le meurtre de Nathalie Davids et alors que M. Courtois était déjà en prison,
c'est Jean-Yves Bonnerue, 52 ans, voisin de la première victime, qui est abattu le 22 février avec la même arme et dans le même parking de Juvisy. Nathalie Davids avait reçu sept balles dans le corps, M. Bonnerue a été tué d'une seule balle.


Les troisième et quatrième victimes, Marcel Brunetto, 81 ans, et Nadjia Boudjemia-Lahcene, ont été aussi abattues d'une seule balle dans la tête, le 17 mars à Ris-Orangis
et le 5 avril à Grigny.
Mais rien ne semble relier ces deux dernières victimes aux deux premières.
 

Sur le même sujet

Un groupe scolaire autour de Notre-Dame fermé à cause d'une suspicion de pollution au plomb

Les + Lus