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Après le fiasco judiciaire, un nouveau procès en octobre pour Georges Tron

Georges Tron et ses deux avocats Maître Eric Dupond-Moretti et Maître Antoine Vey, au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) le 12 décembre 2017. / © MAXPPP
Georges Tron et ses deux avocats Maître Eric Dupond-Moretti et Maître Antoine Vey, au tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) le 12 décembre 2017. / © MAXPPP

Le maire de Draveil (Essonne) Georges Tron sera de retour aux assises à l’automne. Accusé de viol et d’agression sexuelle sur deux employées municipales, il comparaîtra du 22 octobre au 16 novembre. Un procès qui tentera de faire oublier le fiasco du précédent procès.

Par A.B avec AFP

Le procès de Georges Tron et de Brigitte Gruel repartira donc de zéro à l'automne. Quatre semaines d'audience sont prévues devant les assises de Seine-Saint-Denis pour juger l'élu LR et son ancienne adjointe Brigitte Gruel, accusés de viols et d’agressions sexuelles entre 2007 et 2010 par deux anciennes employées municipales.

En décembre dernier, alors qu’il devait se tenir sur deux semaines, un premier procès avait été suspendu au bout du quatrième jour. La faute à un dossier "mal calibré" selon certains avocats. Une cinquantaine de témoins devaient encore être entendus en cinq jours, ainsi que les parties civiles et les accusés. "Un délai impossible à respecter" selon les avocats.

"Un procès impossible"

La faute aussi et surtout au climat délétère, voir "poisseux" qui avait accompagné les débats. En plein scandale Harvey Weinstein, les audiences ont vite tourné au pugilat, avec des avocats s’invectivant, un président de cour d’assises remis en question voire désavoué par Eric Dupont-Moretti, l'avocat de Georges Tron. La presse est également prise à partie devant des parties civiles dont les mots ont parfois du mal à passer. 
"Une situation impossible" selon les mots de Frank Natali, l'avocat de Brigitte Gruel. Selon lui, compte-tenu du contexte, la sérénité des débats ne pouvait plus être assurée. Pour Vincent Ollivier, l’avocat de Virginie Faux, une des deux plaignantes, "ce procès est devenu impossible", parlant de "terrorisme judiciaire". Il devra pourtant bien se tenir, mais en octobre cette fois-ci.

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