Cet article date de plus de 6 ans

Grève des taxis: quelques accrochages à Paris, le ministre de l'intérieur veut calmer le jeu

Opérations escargots, blocages des gares et des aéroports, voitures de transport avec chauffeur (VTC) prises pour cible: près de 3.000 taxis en colère  ont dénoncé jeudi la "concurrence sauvage" de l'application mobile UberPOP, créant d'importantes perturbations et quelques accrochages.
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a lancé un appel au calme et demandé au préfet de police de Paris de prendre un arrêté interdisant l'activité d'UberPOP. "J'appelle tout ceux qui sont dans l'action à n'engager aucune violence", a  dit Bernard Cazeneuve.

Au total, 2.800 taxis sont mobilisés en France avec une "trentaine de points de blocage" selon la police.

Porte Maillot, des taxis ont pris d'assaut et incendié les vans de deux conducteurs de VTC, provoquant l'intervention des CRS et des pompiers, dans une odeur âcre de fumée, avec claquement de pétards et fracas de poubelles renversées.
Ambiance tendue aussi à l'aéroport d'Orly où des grévistes faisaient la chasse aux chauffeurs clandestins, sous le regard des forces de l'ordre.

A Roissy, le blocage des accès à plusieurs terminaux a été levé en début d'après-midi.

Dans la capitale, la circulation était perturbée, avec des bus déroutés et des bouchons. Les accès à la gare du Nord comme à la gare de Lyon étaient bloqués par des dizaines de voitures. Un homme soupçonné d'avoir jeté des projectiles, blessant un CRS porte Maillot, a été interpellé.

A Roissy et Orly, deux chauffeurs de VTC qui ont forcé des barrages et renversé des manifestants ont été placés en garde à vue. Un chauffeur de taxi moto a aussi été placé en garde à vue après avoir utilisé une bombe lacrymogène contre un taxi à Orly.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
taxi économie transports grève social