Coronavirus : Boulogne-Billancourt et Sceaux sont les premières villes où le masque est obligatoire dans toutes les rues

Le nouveau préfet des Hauts-de-Seine a privilégié l’imposition du masque généralisée aux deux communes. Une mesure plus pratique que le zonage.

La mesure s'applique aux piétons et joggeurs, mais pas aux cyclistes.
La mesure s'applique aux piétons et joggeurs, mais pas aux cyclistes. © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
À jamais les premières. Boulogne-Billancourt et Sceaux sont les premières communes où le port du masque à l’extérieur est imposé à l’ensemble de leurs territoires. Le nouveau préfet des Hauts-de-Seine, Laurent Hottiaux a décidé de rendre obligatoire le masque dans toutes les rues des deux villes, et non pas dans des secteurs spécifiés, afin de contenir la circulation du coronavirus. La mesure a été prise dans un arrêté préfectoral du 24 août. Elle concerne toutes les personnes de plus de 11 ans. Dans les rues de Sceaux, la mesure semble être acceptée. La plupart des habitants ont anticipé l’arrêté pris ce lundi, le jour-même de l’entrée de fonction du nouveau préfet du 92. Il faut dire que la commune est la première où la protection du visage avait été imposée par le maire en avril dernier. Mais le Conseil d’Etat avait suspendu l’arrêté après un avis négatif de la Ligue des Droits de l’Homme.

"Généraliser à toute la ville c’est super, salue une commerçante. On fait la guerre à tous les gens qui ne portent pas le masque, qui ne veulent pas se désinfecter les mains. C’est très bien". Alors que la rentrée se profile, une autre habitante comprend également la mesure prise ce lundi : "Il faut le réimposer, car avec les vacances, on a peut-être pris nos aises".

Et même les riverains moins emballés par l’obligation semblent s’en accommoder : "Je trouve qu’il y a certaines rues un peu moins fréquentées, où on pourrait peut-être ne pas porter le masque. Mais sinon je comprends le problème de la propagation du virus". Car c’est ici l’un des enjeux majeurs de l’arrêté préfectoral : endiguer l’épidémie et éviter à tout prix un reconfinement.

De la pédagogie dans un premier temps

Toute personne ne portant pas le masque à l’extérieur risque ainsi une contravention de 135 euros. La semaine dernière, 65 contrevenants ont été verbalisés, sur 2 800 contrôles. Les dispositifs de contrôle seront alors renforcés. Pour autant, à Sceaux, la police municipale n’est pas encore en mesure de verbaliser de l’aveu même du maire de la commune, Philippe Laurent (UDI) : "Les procédures juridiques qui permettent notamment aux policiers municipaux de verbaliser ne sont terminées", justifie l’édile. Les agents municipaux devraient surtout avoir un rôle pédagogique dans un premier temps : "Il va y avoir une grande période de pédagogie et d’apprentissage de cette mesure", estime l’élu.

> Le reportage de Frédérique Hovasse et Mathilde Brugnière
durée de la vidéo: 01 min 33
Port obligatoire à Seaux et Boulogne
De la pédagogie, et de la prévention. "Compte-tenu de l’évolution de la situation épidémique dans le département, la préfecture des Hauts-de-Seine a pris la décision de renforcer les mesures de prévention sur le territoire", explique un communiqué de la préfecture. Parmi les décisions préventives possibles, l’augmentation du nombre de dépistages, avec un pôle qui pourrait être lancé sur le campus de Nanterre.

Le port du masque obligatoire dans toutes les rues de Boulogne-Billancourt et Sceaux s’applique aux piétons et aux joggeurs. Les cyclistes, par contre, ne sont pas concernés.
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