Le logeur présumé d'Abdelhamid Abaaoud présenté devant la justice

Jawad Bendaoud est soupçonné d'avoir fourni un appartement de repli à Abdelhamid Abaaoud. / © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN
Jawad Bendaoud est soupçonné d'avoir fourni un appartement de repli à Abdelhamid Abaaoud. / © PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN

Jawad Bendaoud, l'homme soupçonné d'avoir fourni un logement de repli au jihadiste belgo-marocain Abdelhamid Abaaoud et à un autre assaillant non identifié après les attentats de Paris, a été déféré et va être présenté à un juge mardi, a indiqué une source judiciaire, rapportée par l'AFP.

Par France 3 Paris IDF (avec AFP)

Jawad Bendaoud avait été arrêté, en pleine interview devant les caméras, le mercredi 18 novembre, dans la rue, à proximité immédiate de l'appartement de Saint-Denis pris d'assaut par les policiers et où Abaaoud, sa cousine Hasna Aïtbelhacen et un homme non identifié sont morts. Jawad Bendaoud avait vu sa garde à vue prolongée pour une sixième journée lundi.

On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je n'étais pas au courant que c'était des terroristes"


En surveillant Hasna Aïtbelhacen, les enquêteurs l'ont vu discuter la veille de l'assaut avec un homme qui semble être Jawad Bendaoud, sans doute pour négocier la mise à disposition de l'appartement. Peu de temps après, Hasna Aïtbelhacen a récupéré Abaaoud et un autre homme dans une zone d'entrepôts d'Aubervilliers, en bordure d'autoroute, où les deux hommes se cachaient avant de les ramener dans cet appartement au troisième étage d'un petit immeuble du centre de Saint-Denis.
Juste avant d'être interpellé, Bendaoud avait expliqué avoir mis cet appartement à disposition sans savoir à qui : "Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours."

Moqué sur les réseaux sociaux

"J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit 'c'est pas grave', ils voulaient juste de l'eau et faire la prière", avait-il ajouté. "On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je n'étais pas au courant que c'était des terroristes", avait affirmé cet homme, au profil de délinquant de droit commun. Des propos qui avaient été largement commentés et moqués sur les réseaux sociaux.

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Une information judiciaire va être confiée dans la journée à des juges d'instruction par la section antiterroriste du parquet de Paris qui mène les investigations depuis les attentats du 13 novembre.

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