Paris perd 53 000 habitants en 5 ans, la Seine-Saint-Denis et l'Essonne portent la démographie francilienne

La capitale perd 11 000 habitants chaque année (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP
La capitale perd 11 000 habitants chaque année (illustration). / © IP3 PRESS/MAXPPP

De 2012 à 2017, la population de la région francilienne a augmenté de 0,5 % par an en moyenne d’après les chiffres de l’Insee. Une croissance de la démographie portée par la Seine-Saint-Denis et l’Essonne, alors que la capitale se révèle de moins en moins attractive.

Par PDB / France 3 PIDF

La population francilienne se développe, mais ce n’est pas grâce à Paris. Début 2017, l’Île-de-France – « la région française la plus dense et la plus peuplée » du territoire – comptait en effet 12 174 880 habitants selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Et depuis le 1er janvier 2012, la population a augmenté de 276 000 personnes en cinq ans, soit une hausse annuelle moyenne de 0,5 % (55 000 habitants par an).

L’institut explique que cette hausse de la démographie « résulte exclusivement d’un fort excédent des naissances sur les décès », « la région enregistrant davantage de départs que d’arrivées » : « Le solde migratoire apparent est toujours déficitaire : il tire l’évolution de la population à la baisse ».

Paris, une capitale de moins en moins attractive

Paris est le seul département francilien à ne pas voir sa population augmenter, « du fait d'un déficit migratoire accru et d’une moindre natalité ». La capitale perd en effet 11 000 habitants par an en moyenne, « alors qu’elle en gagnait presque 10 000 entre 2007 et 2012 ». Selon l’Insee, Paris fait face au « plus fort déficit migratoire apparent de tous les départements français ».

INFOGRAPHIE. L'évolution de la démographie francilienne, département par département
Le dynamisme démographique de la région est en fait porté par la Seine-Saint-Denis et l’Essonne. « La Seine-Saint-Denis, devenue en 2016 le département francilien le plus peuplé après Paris, progresse toujours » avec 17 000 habitants supplémentaires en moyenne par an selon l’Institut, « grâce à un excédent naturel très élevé, le plus important de France ».

Le rythme de croissance de la population a doublé en Seine-Saint-Denis par rapport à 2007-2012

« Le déficit migratoire apparent s’est très nettement réduit par rapport à la période précédente, explique l’Insee. Par conséquent, son rythme de croissance a doublé entre les périodes 2007-2012 et 2012-2017, passant de + 0,5 % à + 1,1 %. »

Pour rappel, entre 2007 et 2012, les départements qui avaient le plus contribué à la croissance démographique en Île-de-France étaient la Seine-et-Marne et Paris.
 

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