Actuellement à la maison de Balzac, découvrez Balzac et Grandville, une fantaisie mordante

La maison de Balzac, a rouvert ses portes cet été après un an de réaménagement et vous invite à découvrir l'exposition sur la relation passionnante entre Honoré de Balzac et Grandville, un des dessinateurs les plus singuliers du XIXe siècle. 

La maison de Balzac a rouvert ses portes en juillet dernier
La maison de Balzac a rouvert ses portes en juillet dernier © Raphaël Fournier
Une rencontre étonnante. Balzac et Grandville se rencontrent dans les salles de presse à la fin du règne de Charles X. Honoré de Balzac est un journaliste avant de devenir écrivain. En décembre 1829, il contribua au lancement du journal La Caricature ou il collabore avec Grandville, le dessinateur-caricaturiste, qui croque l'animalier et la politique, une connivence en les deux hommes commence. 

L'exposition présente en première partie la véritable association entre les deux hommes avec tout d'abord les caricatures de Grandville pour le journal la Silhouette et reprises dans l'hebdomadaire la Caricature par Balzac. Ce dernier est un des seuls écrivains de son époque à s'intéresser aux dessinateurs et à tenter de les promouvoir. En seconde partie, l'exposition montre un Honoré de Balzac commentateur de Grandville. 
Grande course au clocher académique
Grande course au clocher académique © Maison de Balzac/Roger-Viollet
Grandville. Le rentier et sa femme
Grandville. Le rentier et sa femme © Maison de Balzac/Roger-Viollet
Le cabinet de travail de Balzac
Le cabinet de travail de Balzac © Maison de Balzac/Roger-Viollet

Au fil des années, les relations entre Balzac et Grandville deviennent de plus en plus fortes. L'écrivain vante dans trois articles les créations du jeune dessinateur. Le premier porte sur les Bacchanales de 1831, gravure anti-gouvernementale dans laquelle Balzac voit une leçon pour les "pantins politiques". Le second évoque une réalisation qui se nomme Moeurs aquatiques. Il s'agit d'un rat ceinturant une grenouille au bord d'un étang. Le troisième article parle de la spectaculaire série de gravures : Voyages pour l'éternité, neuf illustrations très inventives où Grandville "donne de la joie à la Mort". Chaque oeuvre sont présentées par quelques phrases de Balzac. Quant à Grandville, il croque assez souvent Balzac au fil des ans. Des croquis bien moins méchantes mais tout aussi marrantes et qui montrent la franche amitié entre les deux auteurs. 
 
Balzac par Arroyo
Balzac par Arroyo © Maison de Balzac
La maison de Balzac
La maison de Balzac © Maison de Balzac
L'exposition est ouverte jusqu'au 13 janvier 2020
L'exposition est ouverte jusqu'au 13 janvier 2020 © Maison de Balzac
 

Une caste politique qui surveille et contraint Grandville

Grandville, républicain engagé, se voit contraint de s'éloigner de la caricature politique. Les lois de septembre 1835 contre la presse réduisent le champ d'expression du dessinateur. Il se reconvertit alors dans l'illustration de romans. Dès 1840, il participe à l'élaboration de deux grandes initiatives éditoriales auxquelles son fidèle ami Balzac a largement contribué, les Français peints par eux-mêmes et ensuite les Scènes de la vie privée et publique des animaux. Les Français peints par eux-mêmes proposent une description en huit tomes de l'ensemble des types sociaux identifiés en France. Quant à les Scènes de la vie privée et publique des animaux, ils reprennent quelques types du précédent ouvrage mais en jouant davantage sur l'actualité du temps. 
 
Actuellement à la maison de Balzac, découvrez Balzac et Grandville, une fantaisie mordante
 
Balzac et Grandville, une fantaisie mordante
Actuellement jusqu'au 16 janvier 2020
Maison de Balzac
47, rue Raynouard
Paris 16ème
Métro : Passy (ligne 6) ou la Muette (ligne 9)
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