Attaque à la préfecture : deux policiers soupçonnés de radicalisation désarmés en Île-de-France

Deux policiers en poste en Île-de-France ont été désarmés en raison de soupçons de radicalisation. / © IP3 PRESS/MAXPPP
Deux policiers en poste en Île-de-France ont été désarmés en raison de soupçons de radicalisation. / © IP3 PRESS/MAXPPP

Ces deux policiers sont en poste en Île-de-France, sans que l'on sache où exactement. L'un d'eux pourrait même être suspendu.

Par MT/AFP

Deux policiers en poste en Île-de-France ont été désarmés en raison de soupçons de radicalisation, a-t-on appris vendredi auprès de la préfecture de police de Paris (PP), confirmant une information du Parisien et de franceinfo.

"Une demande de suspension a été faite pour l'un d'entre eux", a-t-on ajouté de même source, sans plus de précisions sur le lieu d'affectation et le grade des deux agents.

Améliorer les alertes

Cette décision intervient après l'attaque meurtrière perpétrée la semaine dernière à l'intérieur de la préfecture de police par Mickaël Harpon, un employé soupçonné de radicalisation islamiste.

Informaticien, Mickaël Harpon s'occupait de la maintenance de la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Selon un rapport interne de la DRPP, cet agent administratif converti à l'islam depuis une dizaine d'années avait justifié en 2015 auprès de certains de ses collègues l'attentat de Charlie Hebdo sans faire l'objet d'un signalement "formel".

Relevant un "dysfonctionnement de l'Etat", le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait estimé que les alertes sur le comportement de M. Harpon n'avaient pas été faites "au bon niveau" et "au bon moment".
 

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