Attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo : "On replonge dans le passé"

Vendredi, un homme a blessé deux personnes avec un hachoir à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo, à Paris. Sept personnes étaient encore en garde à vue ce samedi midi, dont le principal suspect qui aurait "assumé son acte". Le point sur l’enquête.

L’attaque au hachoir survenue vendredi à proximité des anciens locaux de Charlie Hebdo, dans le 11e arrondissement de Paris, a sonné les riverains. "Ce matin, je suis traumatisé, c’est tout… Je n’arrête pas d’y penser", confie une habitante du quartier, ce samedi, à France 3 Paris IDF. "On replonge dans le passé, on replonge dans les attentats de Charlie Hebdo", déplore un autre riverain.

Le principal suspect, Hassan A., est en garde à vue, après avoir été arrêté vendredi près de la place de la Bastille. Ce Pakistanais âgé de 18 ans "assume son acte", "qui était dirigé contre Charlie Hebdo", selon Franceinfo.Vendredi, des perquisitions ciblant deux domiciles présumés du suspect ont eu lieu à Pantin (Seine-Saint-Denis) et à Cergy (Val-d'Oise). Le colocataire de l’auteur présumé ainsi que cinq autres personnes de son entourage ont été interpellés, et étaient encore ce samedi midi en garde à vue.

Les victimes toujours hospitalisées

Alors que cette attaque survient en plein procès des attentats de 2015, le parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête pour "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", confiée à la brigade criminelle et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). "Manifestement, c’est un acte de terrorisme islamiste, a indiqué de son côté le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, vendredi soir sur France 2. C’est une nouvelle attaque sanglante contre notre pays, contre des journalistes."

Deux membres de l'équipe de l'agence de presse Premières Lignes ont été blessés au cours de l’attaque. Les deux victimes, âgées d’une trentaine d’années, sont hospitalisées. Elles sont sorties des soins intensifs et ont été opérées. Leurs jours ne sont pas en danger.
 
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