La bataille pour la conquête de la mairie de Paris en 2020 a commencé. Elle s'annonce féroce

© Joël Saget/AFP Photos
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Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, avait déja largement laissé paraître ses ambitions pour la mairie de Paris. Cette fois, c'est au tour de Gaspard Gantzer, ex-conseiller de François Hollande, vite devenu macroniste, qui pousse ses pions

Par Christian Meyze

Les prochaines élections municipales n'auront lieu qu'en 2020, mais la bataille, officieuse, pour la conquête de la mairie de Paris a commencé dès le début de cette année 2018.


L'appétit d'ogre de LREM

C'est d'abord le parti du Président, La République en Marche, LREM, enhardi par ses succès aux législatives, qui a largement laissé transparaître sa volonté de s'emparer de la mairie de la capitale.
Benjamin Griveaux, proche d'Emmanuel Macron, porte-parole du gouvernement, élu député de Paris en juin 2017 à la faveur du "raz de marée" qui a suivi l'élection présidentielle, s'est positionné très tôt pour couper l'herbe sous le pied des autres prétendants macronistes, à commencer par celui de Christophe Castaner, le "patron" du parti du Président.


L'ambition des quadras

Ancien socialiste lui aussi, Benjamin Griveaux, quadra né en 1977 qui s'est placé dans le sillage et la proximité d'Emmanuel Macron à partir de fin 2015, compte sur sa proximité avec le Président de la République, pour tenter d'apparaître comme le plus légitime des prétendants LREM à la mairie de Paris qu'il pressent nombreux
Pressé, Benjamin Griveaux prend néanmoins la précaution de partir très tôt dans la bataille, début 2018, avant qu'un autre ne se déclare.

Malgré ces précautions, c'est un autre macroniste (mais qui ne l'est pas, parmi les politiques de moins de 50 ans ? ), autre ex-socialiste, autre quadra né en 1979, Gaspard Gantzer, ancien conseiller communication de François Hollande à l'Elysée, autre proche d'Emmanuel Macron, qui piaffe d'impatience et a "dégainé" samedi, le 9 juin, son mouvement, baptisé "Parisiennes, Parisiens".

"Nous sommes plusieurs à avoir décidé de créer une association, qui est un mouvement baptisé Parisiennes, Parisiens, et qui a vocation à débattre de la vie quotidienne des Parisiens et de l'avenir de la capitale", argumente, faussement naïf, l'ancien communicant de l'Elysée.

Parce que bien sûr, pour l'instant, il n'est pas question de formuler en toutes lettres une candidature. Il est encore trop tôt. Alors, il faut la préparer, la suggérer, en espérant la rendre "consistante" progressivement, dans l'esprit du futur électeur, de lui donner une existence. C'est donc une affaire de d'image, de "communication" avant tout.



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