Catherine Guillouard, la directrice de la RATP, répond à Valérie Pécresse au sujet des carences sur le réseau de bus

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Écrit par Tom Rousset .

Ce jeudi, Catherine Guillouard, présidente de la RATP, a répondu à Valérie Pécresse dans une lettre. La semaine dernière, la présidente de la région a taclé la RATP sur les temps d'attente entre chaque véhicule et le manque de conducteurs de bus à Paris.

Catherine Guillouard, PDG de la RATP a répondu aux critiques de Valérie Pécresse dans une lettre ce jeudi. La semaine dernière, la présidente Libres ! de la région francilienne a évoqué les carences du réseau de bus de la régie autonome des transports parisiens. La patronne de la RATP, qui s'apprête à passer la main vendredi pour raisons personnelles, a d'abord tenu à rappeler que si le sujet constituait un ennui de taille pour les voyageurs, il "n'affecte pas" les finances d'Île-de-France Mobilités (IDFM), l'offre non réalisée étant intégralement remboursée et majorée de pénalités".

Jeudi dernier, Valérie Pécresse, qui préside l'autorité organisatrice IDFM, avait sommé la RATP de présenter rapidement "un plan d'action" pour un retour rapide à la normale. Elle avait également parlé d'une "situation inacceptable" au sujet des temps d'attente pour les bus qui dépassent parfois la demi-heure. 

La présidente de la RATP reconnaît qu'"en septembre, la situation a atteint un niveau particulièrement critique avec 25% de l'offre non réalisée". Catherine Guillouard souligne notamment "l'augmentation très significative du niveau d'absentéisme maladie", le nombre de jours d'arrêt ayant doublé par rapport à avant la crise du Covid-19. 

Difficultés de recrutement 

Catherine Guillouard s'attarde ensuite sur les difficultés de recrutement auxquelles est confrontée la RATP, qui cherchait toujours 800 chauffeurs de bus fin août. Le groupe public va ouvrir son recrutement aux intérimaires.

Enfin, elle conclut par un avertissement à l'approche de l'ouverture à la concurrence qui doit intervenir pour les bus du monopole actuel de la RATP au 1er janvier 2025 et va provoquer le transfert de 18.000 salariés vers des filiales ou des concurrents. La révision unilatérale du temps de travail des machinistes pour s'adapter à la nouvelle réalité de la concurrence, après l'échec des négociations avec les syndicats, n'a pas permis d'obtenir les gains de productivité escomptés.

Mais surtout, "la bonne continuité du service public de bus" dépendra de la capacité d'IDFM à assurer la reprise de certains systèmes comme l'information voyageur, la billettique ou des systèmes de sécurité qui ne "pourront matériellement pas être scindés et exploités par les opérateurs dans les délais impartis".

Catherine Guillouard a notamment fait savoir dans sa lettre que la RATP ne souhaitait pas assurer ces missions après 2024, comme le demanderait IDFM. 

Sources : AFP 

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