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CDG Express : Pécresse juge “intenable” une mise en service avant les JO

Les travaux pour construire le CDG Express perturberont les usagers du RER B. / © Joël SAGET / AFP
Les travaux pour construire le CDG Express perturberont les usagers du RER B. / © Joël SAGET / AFP

La présidente de région et d'IDF Mobilités pense que seul le scénario d'une mise en service du CDG Express en 2025 pourrait être acceptable pour le million d'usagers quotidien du RER B. Ils risquent d'être fortement impactés par ces travaux.

Par MT avec AFP

Quel prix paieront les usagers du RER B pour les travaux du CDG Express ? Valérie Pécresse, présidente d'Île-de-France Mobilités, l'autorité des transports dans la région, a jugé ce lundi 13 mai "intenable" le scénario prévoyant une mise en service du Charles-de-Gaulle Express pour les JO 2024, qui "dégraderait les conditions de voyage" des usagers du RER B.

C'est peu dire tant le sujet est explosif pour les centaines de milliers de personnes qui empruntent la ligne quotidiennement. Le préfet de région a proposé vendredi deux scénarios au gouvernement pour la réalisation de cette nouvelle ligne.
Le projet du CDG Express, entre Paris et Roissy. / © France 3 Paris IDF/G. Courtois
Le projet du CDG Express, entre Paris et Roissy. / © France 3 Paris IDF/G. Courtois
 

Avant ou après les JO

Le premier scénario prévoit une mise en service avant les Jeux Olympiques en 2024. Mais il impliquerait une fermeture complète de la partie nord du RER B pendant trois semaines à l'été 2023, et de nombreuses fermetures anticipées de la ligne à 23h.

Le second scénario étalerait les travaux et les coupures du RER B sur les week-ends (entre 2021 et 2023). La mise en service aurait lieu en revanche après les JO, en décembre 2025. Selon le rapport du préfet, il aurait un "surcoût" important.
 

Comment remplacer le RER B en cas de coupures ?

Selon Valérie Pécresse, le principal problème que soulève le premier scénario et la coupure de trois semaines qui est envisagée en juillet 2023. Or, "elle souligne que "la SNCF est incapable de s'engager pour des transports de substitution" en bus, qui concerneraient "250.000 usagers". Et d'ajouter qu'au total "ce sont 1 million de voyageurs du RER B qui auraient des conditions de voyage très dégradées" en cas de scénario 1.

L'élue affirme ainsi que "seul le deuxième scénario nous paraît tenir la route", mais souhaite "l'améliorer en mettant en place un fonds d'indemnisation en cas d'aléas de chantiers".

Reste la problématique d'une solution de transport pour les touristes venant de Roissy lors des Jeux Olympique. Selon Valérie Pécresse, elle indique qu'il est possible de mettre en place "une offre spéciale JO", avec des RER B qui seraient directs entre Gare du Nord et Roissy (comme cela existe déjà à certaines heures). "C'est une compensation acceptable pour le Comité olympique", estime-t-elle.
 

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