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Le centre pour sans-abris du 16e arrondissement devra être déconstruit en 2019

Le centre d'hébergement a été construit au bord du Bois de Boulogne en 2016. / © France3 Paris
Le centre d'hébergement a été construit au bord du Bois de Boulogne en 2016. / © France3 Paris

Le tribunal administratif de Paris a statué sur le cas du très contesté centre d’hébergement du 16e arrondissement. Après la trêve hivernale, les bâtiments devront disparaître.

Par Mathilde Brugnière avec AFP

Nouveau rebondissement pour le centre d’hébergement de sans-abris situé à la lisière du Bois de Boulogne. Ouvert fin 2016 malgré des débats houleux entre la mairie de Paris et des habitants du 16e arrondissement, le centre devra être déconstruit après la trêve hivernale. Le tribunal administratif a en effet jugé que le permis de construire du bâtiment était « entaché d’illégalités ».

Tout d’abord, le projet ayant émané d’une volonté municipale, c’est la mairie de Paris qui aurait dû délivrer ce permis, et non la préfecture. Aussi, l’architecte des Bâtiments de France qui avait conduit l’opération n’avait pas tenu compte du fait que le centre se situait dans le champ de visibilité des immeubles Walter, classés monuments historiques.

Le maire du 16e arrondissement, au départ hostile au projet, avait fini par reconnaître la bonne gestion du centre par l’association Aurore. Toutefois, il s’est satisfait de la décision du tribunal, invoquant le fait que le « centre a été ouvert d’une manière polémique », avec un « passage en force » de la mairie de Paris.

Un nouveau permis de construire bientôt déposé

Les détracteurs du centre, notamment l’association Coordination pour la sauvegarde du Bois de Boulogne, affirme ne pas vouloir l’expulsion des occupations, mais le démontage des bâtiments et la transformation de la route en espace vert.

L’association Aurore ne baisse toutefois pas les bras, et entend bien « redéposer un permis pour se mettre en règle, car le centre est installé jusqu’en novembre 2019 », a déclaré son président Eric Pliez.

La mairie de Paris, elle, va se pourvoir en cassation, estimant que ce centre est « esthétiquement très réussi » et « complètement intégré dans son environnement et dans le quartier ».

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