Comment la RATP pourrait protéger le métro d'une éventuelle crue centenale

La RATP anticipe une éventuelle crue centenale de la Seine. Ce scénario catastrophe aurait des conséquences dramatiques sur le métro qui serait impraticable pendant un an. Pour limiter les dégâts, un premier mur anti-crue a été construit.

Comme toutes les grandes institutions parisiennes, publiques ou privées, le font depuis une quinzaine d'années, le métro parisien cherche à se mettre à l'abri d'une crue centenale de la Seine. La dernière a eu lieu en 1910, et statistiquement, chacun se dit que le risque est chaque année un peu plus grand de voir la Seine sortir très largement de son lit. Et cette fois, une mise hors service du métro parisien serait à l'évidence bien plus catastrophique qu'en 1910 où le développement du réseau était bien moindre et son trafic bien moins important qu'aujourd'hui.

Pour éviter ce scénario catastrophe, la RATP s'est dotée de dispositifs permanents (pompes, stations d'épuisement) d'autant plus nécessaires que le matériel électrique (signalisation, balise) s'est considérablement développé, un "équipement sensible, qui ne supporterait pas l'inondation", souligne M. Goirand.

Mais l'entreprise a aussi prévu de considérables quantités de matériels à déployer en cas d'urgence: 273 bétonnières, 271 brouettes, 70.000 parpaings, etc. sont stockés en région parisienne. Des colis siglés "Porte Maillot" ou "Mirosmesnil", contiennent tout le matériel nécessaire pour protéger les sites mentionnés.

Un dispositif qui a un coût: "l'ensemble des stocks que nous avons représente une valeur comptable de 6 millions d'euros", estime Eric Dyèvre, directeur du département gestion des infrastructures. Mais pour la RATP, le calcul est vite fait: en cas de crue, "on estime entre 2 et 5 milliards d'euros les risques financiers pour la RATP".

Comment la RATP se prépare à affronter une éventuelle crue centenale

 

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