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Déforestation en Afrique : Greenpeace interpelle Vincent Bolloré avec les Autolib'

Capture d'écran Twitter : une Autolib' recouverte de stickers de l'ONG Greenpeace. / © Twitter @cecile_cailliez
Capture d'écran Twitter : une Autolib' recouverte de stickers de l'ONG Greenpeace. / © Twitter @cecile_cailliez

Les militants de Greenpeace ont mené mardi matin une opération coup-de-poing sur les Autolib' stationnées à Paris. L'ONG environnementale publie un rapport sur la déforestation, et interpelle l'homme d'affaires Vincent Bolloré, qui possède des parts dans l'industrie du caoutchouc.

Par France 3 Paris IDF

Mardi matin, des militants de Greenpeace ont choisi de prendre pour cible les Autolib', les voitures en libre-service, dont le fonctionnement est assuré à Paris par le groupe Bolloré. L'homme d'affaires français est en effet dans la ligne de mire de l'ONG. Au petit matin, plusieurs dizaines de militants de Greenpeace ont floqué "environ 300 voitures", estime l'ONG. Une façon d'interpeller Vincent Bolloré, mais également de sensibiliser le grand public à la question de la déforestation.

Dans un rapport publié mardi matin, l'ONG environnementale affirme que l'Afrique est devenue le nouvel eldorado des industriels de l'huile de palme et du caoutchouc, au détriment des forêts et des populations locales. Et Greenpeace tire à boulets rouges sur la Socfin, la Société financière des caoutchoucs, une holding luxembourgeoise détenue à près de 39 % par le groupe français Bolloré.

Zéro déforestation

Sur les réseaux sociaux, l'opération est largement relayée, accompagnée du hashtag #ZeroDeforestation. Greenpeace, qui propose aux internautes de signer une pétition en ligne, demande à Vincent Bolloré de convaincre la Socfin d'adopter des standards renforcés en matière de déforestation.

Le groupe Bolloré indique toutefois "n'être qu'un actionnaire du groupe Socfin contrôlé majoritairement et dirigé par la famille belge Fabri, propriétaire de plantations d'hévéas et de palmiers à huile en Afrique et en Asie" et "ne peut donc pas être directement tenu pour responsable des actions ou des décisions prises par Socfin". Bolloré précise jouer "un rôle de facilitateur et d'intermédiaire dans cette affaire, en étant en relation régulière et directe avec Greenpeace depuis quelques mois".

► Lire aussi le rapport publié par Greenpeace

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