Faute de budget, les décorations de Noël se font rares à Paris

Alors que les fêtes de fin d’année approchent, rares sont les vitrines à afficher des décorations de Noël cette année. Confinement, crise économique… Les commerçants n’ont pas forcément le budget pour financer les installations.

Avec des budgets trop restreints cette année, il est difficile pour les commerces de financer l'installation de décorations parfois coûteuses.
Avec des budgets trop restreints cette année, il est difficile pour les commerces de financer l'installation de décorations parfois coûteuses. © France 3 PIDF
En temps normal, les guirlandes et les illuminations se répandent un peu partout dans la capitale à l’approche des fêtes, pour tenter de séduire les clients qui passent devant les vitrines. Mais dans le contexte du reconfinement, les décorations se font rares.

Habituellement, François Gabin, fleuriste dans le XIIIe arrondissement, décore les façades des commerçants de son quartier, avec en général une quinzaine de boutiques et d’hôtels. Cette année, seulement deux entreprises font appel à lui.

Les budgets sont restreints

"La plupart des entreprises mais aussi des commerces destinés aux particuliers ont perdu beaucoup de chiffre d’affaires, explique le fleuriste. Les budgets sont restreints, beaucoup ne font plus les décorations qu’ils faisaient d’habitude.
Claire Gros, présidente des commerçants de la rue des Petits-Champs, à l'intérieur de son enseigne.
Claire Gros, présidente des commerçants de la rue des Petits-Champs, à l'intérieur de son enseigne. © France 3 PIDF

Dans le quartier de l’Opéra, il est également difficile d’apercevoir des décorations. Claire Gros, présidente des commerçants de la rue des Petits-Champs (Ier arrondissement), décore l’intérieur de son enseigne avec des boules de Noël et des petites guirlandes.

Il n’y a toutefois pas de guirlandes traversantes dans sa rue : le budget, qui impliquerait de dépenser plusieurs milliers d’euros pour l’association des commerçants de la rue, est trop élevé. Et ce, alors que la plupart des magasins et des restaurants sont fermés.

"Ce n’est pas le Paris qu’on a l’habitude de voir"

"Cette année on est un peu pris de court, raconte Claire Gros. On aimerait bien, mais il y a un gros problème de budget. Qui va mettre des sous dans les décorations ?"

Covid ou pas, les grands magasins du boulevard Haussmann, eux, ont déjà installé leurs vitrines. Mais en plein confinement, il ne risque pas d’y avoir des bousculades cette année devant les jouets.
Les vitrines des grands magasins, boulevard Haussmann.
Les vitrines des grands magasins, boulevard Haussmann. © France 3 PIDF

"Je suis contente de voir les décorations… Mais c’est vrai que comparé aux années précédentes, il n'y a vraiment personne, c’est vide", explique une passante, rencontrée sur le boulevard. "Normalement il y a plein d’enfants devant les vitrines, raconte un autre passant. D’un côté c’est bien pour nous, on en profite tranquillement. Mais ce n’est pas le Paris qu’on a l’habitude de voir."
 
Autre tradition des fêtes de fin d’années : les illuminations sur l’avenue des Champs-Elysées seront lancées ce dimanche 22 novembre, à 19h. Il ne sera possible de suivre la cérémonie que via internet. Le dispositif, qui invite d’ailleurs les Parisiens à s’inscrire en ligne pour diffuser leurs messages, restera en place jusqu’au 6 janvier prochain.
 
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