La future police municipale débattue au Conseil de Paris

Le projet de police municipale à Paris lancé par Anne Hidalgo est présenté ce lundi au Conseil de Paris. Débat sur l'armement, opposition de certains groupes, l'idée est loin de faire l'unanimité.

Une enquête a été ouverte à la suite de la plainte pour "blessures involontaires" déposée par un jeune homme renversé par une voiture de la police municipale le 29 novembre à Asnières (Hauts-de-Seine)
Une enquête a été ouverte à la suite de la plainte pour "blessures involontaires" déposée par un jeune homme renversé par une voiture de la police municipale le 29 novembre à Asnières (Hauts-de-Seine) © DENIS CHARLET / AFP
Y aura-t-il une police municipale à Paris? Ce lundi en Conseil de Paris le projet d'Anne Hidalgo, qui jusque là y était opposée, doit être présenté. A un an des municipales certains y voient une proposition opportuniste. Le conseil de Paris sera sans doute pour la maire socialiste de Paris l'occasion d'expliquer sa position. Déjà Emmanuel Grégoire, son premier adjoint, donne des éléments de réponse. Entre les attentats, les manifestations, "la donne en matière de sécurité publique a beaucoup évolué à Paris" selon lui.
   

#Des missions et un armement limités pour les opposants

Au total ils seront 3400 agents dotés de bâtons type "Tonfa", de gilets tactiques, de gaz lacrymogène, de caméras et de gyrophares. Est-ce que ce sera suffisant? La question de l'armement pose question. Notamment chez les syndicats de police, "Ils auront écrit "Police" sur le dos mais seront sans arme, dans une ville qui a connu des attentats", s'inquiète l'agent Fabrice Durix, délégué Unsa.
L'ancien patron de la police nationale, Frédéric Péchenard, devenu depuis élu régional Les Républicains s'interroge "Comment envisager qu'ils protègent les Parisiens si tout d'un coup, il y a un fou dans la rue, armé d'un couteau, qui crie Allah akbar et se met à poignarder les gens ?"
La mission de ces agents est en effet constestée. A droite Florence Berthout, chef de file LRI (Les Républicains et Indépendants) dénonce "une imposture". Selon l'élue cette police "ne pourra pas faire des contrôles d'identité, pas accéder aux fichiers d'+hooligans+, ou plus tard de manifestants violents, ou encore s'attaquer aux trafiquants de drogues."
Réponse de la mairie de Paris : ces policiers municipaux ne remplaceront la police nationale. Ils permettront à cette dernière de se recentrer sur ses missions.

A gauche, les Communistes et les Verts sont opposés à ce projet, ils doivent proposer un voeu contre.
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