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Gilets jaunes - Christophe Dettinger restera en prison jusqu'au procès, renvoyé en février

Le boxeur est jugé en comparution immédiate pour des violences commises le 5 janvier 2019. / © France 3 Paris - Île-de-France
Le boxeur est jugé en comparution immédiate pour des violences commises le 5 janvier 2019. / © France 3 Paris - Île-de-France

L’ex-boxeur professionnel Christophe Dettinger a été placé en détention provisoire mercredi 9 janvier. Poursuivi pour avoir frappé deux gendarmes pendant l’Acte VIII des gilets jaunes à Paris, son procès a été renvoyé au 13 février à sa demande. 

Par MP, MT avec AFP

L'ancien boxeur professionnel attendra son procès en détention. Christophe Dettinger a brièvement comparu mercredi soir devant le tribunal correctionnel de Paris. Il a sollicité et obtenu le report de son procès pour "violences volontaires en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique".
 

"Je regrette mes actes"

Crâne rasé, petite plaie rouge sur le front, l'ancien boxeur de 37 ans, aujourd'hui fonctionnaire territorial dans une mairie de l'Essonne, est entré dans le box à 22 heures, les yeux cernés et le visage très marqué.  "Je regrette mes actes. (...) Quand je vois ces images, je ne suis pas fier de moi", a déclaré ce père de trois enfants au casier judiciaire vierge

Devant le tribunal, il a expliqué être "venu pacifiquement" manifester samedi, en famille, comme lors des précédentes mobilisations des gilets jaunes, mais a reconnu n'avoir "pas eu le contrôle" après avoir "vu des gendarmes matraquer un jeune homme et une femme au sol".
 

"Il m'a sauvé la vie"

Une témoin soutient l'accusé. "Il est arrivé, il a enlevé le policier qui était sur moi en train de me donner des coups de pieds avec ses chaussures coquées. J'ai pu enfin sortir de là, il m'a sauvé la vie. Sinon j'y serai passée parce que mon poumon était en train de se décoller."

L'avocat des deux gendarmes avaient appelé à une condamnation sévère : "Ce sont des violences qui ont été méthodiques, qui ont été froides, réitérées. Ce sont des violences qui auraient pu avoir sur l'un des deux gendarmes, des conséquences définitives, parce qu'il a été frappé à la tête alors qu'il était au sol et que M. Dettinger a essayé de lui enlever son casque", a affirmé Maître Thibault de Montbrial.
 

Placé en détention

Conformément aux réquisitions du parquet, le tribunal correctionnel a ordonné son placement en détention provisoire afin d'"empêcher la réitération des faits et une soustraction à la justice", le prévenu ayant refusé en garde à vue "de s'expliquer sur les raisons de sa fuite". 

Christophe Dettinger s'était présenté lundi matin à la police, qui le recherchait depuis la diffusion de vidéos de l'agression de deux gendarmes sur la passerelle Léopold-Sédar-Senghor samedi à Paris, lors d'une nouvelle manifestation de gilets jaunes. 

"La colère est montée en moi"

Dans une vidéo enregistrée dimanche et visible ce lundi sur Youtube, l'ex-boxeur explique  avoir "mal réagi". Il raconte par ailleurs s'être "défendu" face aux violences policières, après avoir participé à l'ensemble des manifestations à Paris depuis le début du mouvement :
"J'ai vu la répression, j'ai vu la police nous gazer, j'ai vu la police faire mal à des gens [...] A force de se faire taper, de se faire taper, de se faire taper... Je me suis fait gazer le dernier jour [samedi], j'ai voulu avancer sur les CRS, je me suis fait gazer avec mon amie, ma femme. La colère est montée en moi et oui, j'ai mal réagi. Mais je me suis défendu."
 

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