Gilets jaunes - Eric Drouet a été interrogé ce mercredi par la police

Eric Drouet, une des figures des gilets jaunes, a été entendu en audition libre par la police, ce mercredi 3 avril après des signalements pour "provocation publique à la commission de violences". Il est ressorti libre sans que des suites soient données à l'affaire.
Eric Drouet avant son procès au tribunal de Paris, le 15 février 2019.
Eric Drouet avant son procès au tribunal de Paris, le 15 février 2019. © Lionel BONAVENTURE / AFP
Eric Drouet, figure des gilets jaunes, a été entendu ce mercredi 3 avril en audition libre par des enquêteurs parisiens après des signalements effectués par le ministère de l'Intérieur auprès du parquet pour "provocation publique à la commission de violences".

Selon son avocat, Me Kheops Lara, M. Drouet a été entendu pendant plus d'une heure dans les locaux de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la PJ parisienne, en début d'après-midi, et est ressorti libre, "sans suite".  

"Fly Rider" convoqué jeudi

Maxime Nicolle, alias "Fly Rider", est pour sa part convoqué jeudi par les policiers, concernant des propos tenus courant mars, a annoncé son avocat Me Juan Branco. Joint par l'AFP, ce dernier a dénoncé "une procédure initiée par le pouvoir politique, contre des opposants politiques".

Ces convocations font suite aux signalements pour "provocation publique à la commission de violences" transmis par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner au parquet de Paris, qui a ouvert des enquêtes, selon des sources concordantes.  

"Rien de sérieux dans les propos du ministre"

Devant les policiers, M. Drouet s'est expliqué sur un communiqué publié après la blessure à l'œil lors d'une manifestation des gilets jaunes le 26 janvier d'une autre figure du mouvement, Jérôme Rodrigues, a expliqué Me Lara. Ce communiqué décrétait "l'état d'urgence du peuple" et appelait "à un soulèvement sans précédent par tous les moyens utiles et nécessaires pour que plus personne ne soit victime de ces blessures de guerre".

Il a aussi été interrogé "sur un second signalement de M. Castaner portant sur deux vidéos YouTube des 15 et 17 mars 2019", où il lui était reproché une provocation à un délit, sans avoir été suivi d'effet, a-t-il ajouté. Selon l'avocat, l'audition s'est "très bien passée". "Il a démontré qu'il n'y avait rien de sérieux dans les propos du ministre", a-t-il affirmé, dénonçant "une basse diversion judiciaire et un détournement manifeste des services de police de leur fonction, par une répression et une intimidation évidente de figures du mouvement social des gilets jaunes".

Il a aussi indiqué avoir demandé au procureur de joindre ces procédures à une plainte pour "dénonciation calomnieuse" déposée contre M. Castaner auprès de la Cour de justice de la République (CJR).
 
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