Gilets jaunes et syndicats rassemblés à Paris contre la réforme des retraites, au 24e jour de grève

Le cortège contre la réforme des retraites rejoint par des gilets jaunes, samedi à Paris. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Le cortège contre la réforme des retraites rejoint par des gilets jaunes, samedi à Paris. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Des centaines de manifestants ont défilé ce samedi à Paris contre la réforme des retraites du gouvernement, avec un cortège rassemblant syndicats et gilets jaunes. Au 24e jour de grève, le conflit est désormais plus long que celui de 1995 dans les transports (22 jours).

Par France 3 PIDF / AFP

Alors que la grève continue dans les transports se poursuit en ce dernier week-end de l'année en Île-de-France, en plein chassé-croisé de vacanciers, environ 300 gilets jaunes d’après l’AFP se sont joints à la manifestation parisienne contre la réforme des retraites. Une manifestation interprofessionnelle organisée à l’appel des unions régionales CGT, FO, Solidaires et FSU, partie vers 13h30 de la gare du Nord en direction de Châtelet.
Les gilets jaunes – parmi lesquels figuraient Jérôme Rodrigues, une figure du mouvement – sont, eux, partis de la place de la Bourse. Dans le cortège, des pancartes proclamaient « Age pivot, âge tombeau » en écho à l'« âge d'équilibre » assorti d'un bonus-malus que le gouvernement veut fixer à 64 ans en 2027, ou encore « Grève, blocage, Macron dégage ». Les gilets jaunes ont ensuite convergé vers la manifestation organisée par les syndicats.

« Tant qu'il n'y a pas de réponse du gouvernement, il faut continuer »

« Je fais grève autant que je peux, on fait des roulements, a par exemple expliqué Saïd Larbi, machiniste à la RATP âgé de 39 ans, tenant entre ses mains une caisse de solidarité pour les grévistes. Tant qu'il n'y a pas de réponse du gouvernement, il faut continuer. La RATP a un régime spécial certes, mais on est tous perdants. » Parmi les centaines de manifestants, certains chantaient « Et on ira jusqu'au retrait ».
De brefs incidents se sont produits en tête de cortège, où se trouvaient des gilets jaunes, à proximité du centre Pompidou. Certains manifestants ont dressé des barricades à l'aide de barrières de chantiers, avec aussi des feux de poubelles, alors que les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène. Jérôme Rodrigues, blessé à l’œil au cours de la manifestation, explique avoir été victime de violences de la part des forces de l'ordre.

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