Coronavirus – Des mesures pour les victimes de violences conjugales en Île-de-France

Différents services municipaux, étatiques et judiciaires annoncent des mesures pour tenter de lutter contre les violences conjugales dans la région. La mairie de Paris a décidé de proposer notamment des hébergements pour les femmes victimes.

Un nouveau dispositif a été annoncé par le ministre de l'Intérieur : la possibilité de donner l'alerte dans les pharmacies.
Un nouveau dispositif a été annoncé par le ministre de l'Intérieur : la possibilité de donner l'alerte dans les pharmacies. © Eric FEFERBERG / AFP
Dans la zone de la préfecture de police de Paris, les violences conjugales ont été en hausse de "36% en une semaine" a expliqué le ministre de l'Intérieur.

La mairie a ainsi annoncé la mise en place d'hébergements temporaires "en complément de l’éviction du conjoint violent, éventuellement ordonnée par l’autorité judiciaire". "Dix logements sociaux (T1, T2 et T3)", "seront attribués de manière temporaire, pour quelques semaines", détaille le Parisien qui précise aussi que onze places seront aussi proposées à des conjoints violents, notamment ceux qui sont sortant de prison et condamné pour de motif.  

Dispositifs d'alerte

Outre le 17 pour contacter la police, plusieurs autres lignes permettent de sonner l'alerte. Le 39 19, (Violences Femmes info - numéro d’écoute nationale), le 0800059595 (Viols Femmes Informations), le 119 (Enfance en danger) et le 39 75, numéro d’accueil parisien permettent une écoute et un accompagnement.

Des points d’accès au droit parisiens sont aussi joignables par mail :Par ailleurs, le ministère de l'Intérieur a mis en place une plateforme pour signaler des violences qui permet d'être assisté dans ses démarches.

Enfin, Le Tribunal judiciaire de Paris remet aussi des TGD (téléphone grave danger).

Alerter dans les pharmacies

Christophe Castaner a expliqué jeudi dernier sur France 2 qu'avec l'ordre national des pharmaciens il avait été décidé de mettre en place un dispositif au sein des pharmacies pour alerter les forces de l'ordre.

"Dans la pharmacie, au moment où la femme qui peut être battue, se rend sans son mari", il faut qu'elle "puisse donner l'alerte", a-t-il expliqué.

Des consignes seront données pour que les forces de l'ordre puissent "intervenir en urgence", a-t-il affirmé.
 
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