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Les Franciliens perdent en moyenne 10,7 mois de vie en bonne santé à cause des nuisances sonores

Les lieux qui présentent les valeurs les plus élevées d'années de vie en bonne santé perdues du fait du bruit des transports sont les arrondissements parisiens périphériques, Versailles et les communes du Val d'Oise. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Les lieux qui présentent les valeurs les plus élevées d'années de vie en bonne santé perdues du fait du bruit des transports sont les arrondissements parisiens périphériques, Versailles et les communes du Val d'Oise. / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Une étude de l'observatoire Bruitparif affirme que près de 90% des Franciliens sont impactés par les nuisances sonores, dues en grande majorité aux transports routiers.

Par MT/AFP

Sommeil perturbé, troubles cardio-vasculaires, difficultés de concentration... La gène provoquée par le bruit excessif des transports affecte la qualité de vie et la santé des Franciliens, alerte samedi l'observatoire Bruitparif, qui évalue l'impact à plus de 100.000 "années de vie en bonne santé" perdues.

"Près de 90% des habitants" d'Île-de-France sont concernés, conclut l'étude réalisée par cet observatoire du bruit en Île-de-France, qui attribue aux transports routiers les deux tiers de ces impacts sanitaires (61%), suivis par le "bruit ferré" (22%) et les transports aériens (17%). 

Effets néfastes sur la santé

L'association a croisé sa cartographie de l'exposition au bruit dans les quatorze plus grandes agglomérations d'Île-de-France avec les conséquences démontrées du bruit sur la santé (effets sur le système auditif, mais aussi perturbations du sommeil, troubles cardiovasculaires, baisse des capacités d'apprentissage, etc).

"Nous avons évalué, pour chaque habitant, son exposition au bruit et la probabilité qu'il souffre de troubles du sommeil ou de gêne", a explique Fanny Mietlick, directrice de Bruitparif.
L'étude de 139 pages, titrée "Impacts sanitaires du bruit des transports dans la zone dense de la région Île-de-France", s'appuie sur la cartographie de l'exposition au bruit construite par Bruitparif pour déterminer à quels endroits les Franciliens subissent le plus ces effets sanitaires.
 

Le pire à Argenteuil, 15e et 18e arrondissements

L'indicateur du nombre d'années de vie en bonne santé perdues, fondé sur une méthodologie recommandée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), "ne mesure pas la mortalité prématurée mais l'impact sur la qualité de vie", a précisé la dirigeante de l'association francilienne.

Résultat, les communes qui présentent les valeurs les plus élevées d'années de vie en bonne santé perdues du fait du bruit des transports sont les arrondissements parisiens périphériques, les communes en bordure de la capitale, ainsi que Versailles et les communes du Val d'Oise. En effet cumulé, "la palme revient à la ville d'Argenteuil et aux 15e et 18e arrondissements de Paris", souligne Bruitparif.
 

10,7 mois perdus en moyenne

Selon ces mesures, les Franciliens perdent en moyenne 10,7 mois de vie en bonne santé à cause du bruit des transports.
Dans les communes les moins peuplées, les voisins des pistes d'aéroport sont ceux qui perdent le plus de mois de vie en bonne santé, avec en tête Compans (38,1 mois), près de Roissy, et Ablon-sur-Seine (37,8 mois) et Villeneuve-le-Roi (34,3 mois) près d'Orly.

 

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