Ligne 14 : "Une nouvelle ligne de métro, c’est du développement urbain, c’est du développement économique"

Stéphane Troussel, le président du département de Seine-Saint-Denis se félicite du prolongement de la ligne de métro 14 inaugurée ce lundi 14 décembre par le premier ministre Jean Castex. Il se dit néanmoins inquiet quant aux autres chantiers du métro dans son département.

La nouvelle station Mairie de Saint-Ouen de la ligne 14
La nouvelle station Mairie de Saint-Ouen de la ligne 14 © BERTRAND GUAY / AFP

Le prolongement vers le nord de la ligne 14 vient tout juste d'être mis en service. Après trois ans de retard sur le calendrier initial, le nouveau tronçon de 5,8 km entre Saint-Lazare et Mairie de Saint-Ouen a été inauguré cet après-midi en présence du premier ministre et de Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux transports.

La ligne automatique dessert le nord-ouest de la capitale et la Seine-Saint-Denis avec 4 nouvelles stations : Pont Cardinet, Porte de Clichy, qui ouvrira au public courant janvier, Saint-Ouen, avec une correspondance pour le RER et Mairie de Saint-Ouen, l'actuel terminus. 

"C'est une excellente nouvelle pour la Seine-Saint-Denis" a déclaré Stéphane Troussel. "Une nouvelle ligne de métro, c’est du développement urbain, c’est du développement économique, c’est un accès facilité pour les habitants à l’emploi, à la culture au sports aux loisirs. C’est une capacité d’offrir une vraie alternative au tout voiture et un cadre de vie et des villes plus apaisés" a t-il ajouté. "La Seine-Saint-Denis a enfin un réseau de transport quotidien collectif plus moderne, premier acte de ce qui nous attend dans les années futures, s'est-il félicité.

L'idée de prolonger cette ligne de métro automatique jusqu'à Saint-Ouen remonte à 2007. Son objectif : mieux desservir le nouveau quartier des Batignoles et le Tribunal de Paris, Saint-Ouen et ses nouveaux quartiers et surtout soulager la très saturée ligne 13 en réduisant d'un quart son trafic. Mais pour le président du département, l'attente a été longue : "Cette bonne nouvelle a aussi un petit goût amer parce qu’il y a eu beaucoup de retards certes parfois pour des questions techniques mais aussi en raisons de tergiversations financières et de besoins financiers dans la durée pour les transports collectifs."

Le président du Conseil départemental reste néanmoins vigilant quant au développement des transports en commun qui traversent la Seine-Saint-Denis. "Je ne peux pas m’empêcher de penser aux autres retards comme la ligne 12 à Aubervilliers, le T1 avec son prolongement à l’est et à l’ouest, le TZen 3. Je veux aussi faire part de mon inquiétude car si on ne veut pas ralentir cette dynamique en faveur des transports en commun, c’est maintenant qu’il faut prendre des décisions et là quand j’entends les discussions entre l’Etat et la région sur ce que l’on appelle le contrat plan Etat-Région et bien oui, je m’inquiète" a-t-il affirmé.

La Société du Grand Paris (SGP) a couvert 59% des 1,4 milliard d'euros du dépensés pour le prolongement jusqu'à Saint-Ouen, Paris 21% et la région Ile-de-France 14%. Les rames ont été financées par Ile-de-France Mobilités. 

De nouveaux prolongements au nord, jusqu'à Saint-Denis Pleyel en Seine-Saint-Denis et au sud, jusqu'à l'aéroport d'Orly en Essonne sont prévus pour une livraison avant les J0 de 2024. "Pleyel à l’échelle du Grand Paris, sera l’équivalent de Chatelet-les-Halles. Une belle opportunité pour le territoire de la Seine-Saint-Denis et c’est aussi pour cela, que nous sommes décidés à ne rien lâcher en matière de transports collectifs" a martelé Stéphane Troussel. 

A terme, la ligne fera 27 km de long, et devrait transporter 1 million de voyageurs par jour.
    


  

 

 

 

 

 

 

 

 

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