Les lycéens et les personnes précaires bénéficieront d'un masque gratuit en Île-de-France

Depuis lundi 20 juillet, le port du masque est obligatoire, dans tous les lieux publics clos pour les personnes âgées de plus de 11 ans. En cas d'infraction l'amende prévue est de 135 euros. Cette obligation de porter un masque a des conséquences financières, notamment pour les plus précaires.

Les lycéens recevront deux masques lavables à la rentrée de septembre 2020. (Image d'illustration)
Les lycéens recevront deux masques lavables à la rentrée de septembre 2020. (Image d'illustration) © Theo Rouby / AFP
Si le gouvernement a plafonné en début de mois le prix du masque chirurgical à 95 centimes d’euros, l’usage quotidien et dans le respect des normes sanitaires du masque peut s’avérer très coûteux. Les associations de consommateurs estiment qu’une famille de deux adultes et deux enfants de plus de 11 ans devra allouer, chaque mois, jusqu’à 200 euros pour s’équiper.
   

CLCV demande une aide de 50 euros par mois et par personne

Pointant ce problème de "surcoût pour les populations précaires", l’association de consommateurs CLCV a demandé lundi, dans un communiqué, "une aide financière mensuelle de 50 euros par personne composant la famille".

"On a une charge fixe supérieure et de façon durable", explique le président de la CLCV Jean-Yves Mano. "Je pense que c'est le rôle de l'État de s'intéresser de près aux personnes en précarité financière, et donc c'est pour ça que nous demandons le plus rapidement possible 50 euros par mois et par personne."

Pour le moment pas question de gratuité pour tous ou de prise en charge par la sécurité sociale comme le suggérait Philippe Juvin, l'un des 14 médecins signataire de la tribune #MasquésMaisEnLiberté, chef des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris.
 
Mardi, le président de la République a rappellé que le contribuable français n'a "pas vocation à payer des masques" pour tout le monde, assurant que ceux qui ne peuvent pas en acheter seront "aidés" puisque le port du masque est devenu obligatoire dans les lieux publics clos.

Le ministre de la santé annonce la distribution de masques

Y aura-t-il des distributions gratuites pour les plus précaires ? Olivier Véran a répondu par l’affirmative, mardi 21 juillet, devant les députés lors des questions au gouvernement. Le ministre de la Santé a promis de "réenclencher la distribution de masques gratuits" à destination des plus vulnérables, à savoir les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, qui remplace depuis la fin de 2019 la couverture-maladie universelle complémentaire (CMU-C) et l’aide au paiement d’une complémentaire santé (ACS), ainsi que les "deux millions de Français porteurs de fragilités" qui "peuvent se faire rembourser les masques chirurgicaux sur prescription en pharmacie". Un dispositif déjà mis en place au printemps, via les communes et les centres communaux d’action sociale (CCAS).

Des masques gratuits pour les lycéens et les associations caritatives partenaires de la région

La région Île-de-France va distribuer à la rentrée deux masques lavables à ses 500 000 lycéens et "assurer la gratuité des masques pour toutes les associations caritatives", a annoncé mercredi la présidente de la collectivité Valérie Pécresse.

"Ça fait un gros budget pour les familles de devoir acheter des masques tous les jours (...) c'est pour ça que la région Île-de-France va assurer la gratuité des masques pour toutes les associations caritatives qui sont partenaires de la région", a expliqué ce mercredi matin Valérie Pécresse sur France 2. "En plus de ça, à la rentrée, nous allons nous occuper des lycéens et nous donnerons deux masques tissus gratuits" et lavables à "chacun" des "500 000 lycéens d'Île-de-France", a-t-elle ajouté.
 
"Chaque lycéen se verra remettre le jour de la rentrée en septembre, deux masques en tissu lavable", confirme le service de presse de la région Île-de-France. "Nous les avons déjà en notre possession, car ils avaient été achetés pour préparer la rentrée des lycéens fin mai" "ils n’ont pas servi à ce moment là car finalement la reprise des cours n’a pas eu lieu" précise la responsable presse.

 
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