À quatre ans des Jeux Olympiques de Paris, où en est l’organisation ?

La crise du coronavirus n’est pas sans conséquence sur la mise en route de Paris 2024. Pour tenir leur budget, les organisateurs réfléchissent à modifier la carte des sites de l’évènement sportif.

Les organisateurs des JO de Paris 2024 doivent réaliser entre 300 et 400 millions d'euros d'économies.
Les organisateurs des JO de Paris 2024 doivent réaliser entre 300 et 400 millions d'euros d'économies. © IP3 PRESS/MAXPPP
Les yeux des amateurs de sports du monde entier seront braqués sur Paris dans quatre ans. Le 26 juillet 2024, s’ouvriront en effet les Jeux Olympiques (JO) de Paris. Cent ans après que la Ville lumière a accueilli l’évènement pour la dernière fois. À quatre années de la cérémonie d’ouverture, beaucoup de questions se posent sur la mise en œuvre et l’organisation de ces JO. L’épidémie de coronavirus qui a déjà repoussé la tenue des JO de Tokyo en 2021 pourrait également impacter l’édition parisienne.

L’enjeu pour les acteurs de Paris 2024 : préparer les possibles conséquences budgétaires engendrées par la crise du Covid-19. Alors que les recettes dues au sponsoring baissent, et que le prix de la construction des infrastructures augmente, les organisateurs des JO doivent rester dans leur budget de 6,8 milliards d’euros. Paris 2024 avait notamment promis d’éviter le gouffre financier.

Revoir les cartes des sites

Emmanuel Macron entend que la promesse soit tenue. Pour le chef de l’Etat, le budget des Jeux doit être maîtrisé. Le comité d’organisation travaille alors à la réalisation de 300 à 400 millions d’économies. Le nombre d’épreuves en marge de la compétition pourrait être réévalué. Tout comme le nombre d’athlètes accueillis. Celui-ci est de 10 500 à l’heure actuelle.

L’autre option pourrait être de revoir la carte des sites où se tiendraient les compétitions. Ainsi, les organisateurs souhaiteraient privilégier les lieux déjà existants, au détriment des constructions temporaires. Le site de la place de la Concorde suscite notamment les débats. Ce dernier doit accueillir les sports urbains comme le skate, le break dance ou l’escalade. Mais les coûts engendrés par la sécurisation du parc alentour posent problème, malgré l’attrait pour les sponsors que pourrait susciter ce spot. L’opération coûterait 100 millions d’euros.

Le stade aquatique qui doit être édifié à Saint-Denis pourrait ne pas voir le jour. La piscine olympique serait alors installée à Nanterre, à la Paris Défense Arena qui dispose déjà d’une tribune de 15 000 personnes. Cependant, le projet nécessiterait certains aménagements, notamment la construction d’un bassin supplémentaire. Les épreuves d’équitation pourraient quant à elles se tenir à l’hippodrome de Lonchamp, et non-pas à Versailles comme prévu initialement.

Les élus rappellent les promesses de Paris 2024

En Seine-Saint-Denis, La Courneuve et le Bourget pourraient se voir retirer les organisations respectives des compétitions de tir et de volley. Le tir migrerait alors du côté de Châteauroux tandis que les matches de volley-ball auraient lieu au stade Pierre-Mauroy de Lille. D’autant plus que les retards dans les livraisons des lignes de métro 16 et 17 suscitent les doutes sur la facilité de l’accès à ces sites.

Les élus de Seine-Saint-Denis s’inquiètent devant ces discussions. Ceux-ci ont notamment rappelé les notions d’héritage et de rééquilibrage des territoires en Île-de-France qui ont été mis en avant au lancement du projet Paris 2024. Ainsi, le village des médias du Bourget doit devenir un quartier d’habitation à l’issue de l’évènement.

À quatre ans des JO de Paris, voilà donc les organisateurs de l’évènement pris au jeu de l’équilibre. Ceux-ci doivent en effet trouver le moyen de concilier deux de leurs promesses : tenir un budget économiquement raisonnable et participer au rééquilibrage des territoires.

Prochaine étape dans la mise en route de Paris 2024, la revue de projet. Celle-ci pourrait apporter les réponses à ces nombreuses interrogations.
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