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Val d'Oise : les opposants au projet EuropaCity se mobilisent ce week-end à Gonesse

Les protestations contre le projet EuropaCity continuent malgré l'annulation du PLU de Gonesse en mars dernier. (illustration) / © Thomas SAMSON / AFP
Les protestations contre le projet EuropaCity continuent malgré l'annulation du PLU de Gonesse en mars dernier. (illustration) / © Thomas SAMSON / AFP

Les opposants au projet de méga-complexe commercial de Gonesse ont prévu de se rassembler ce week-end, pour la 3ème année consécutive. Au programme : concerts, débats et marche citoyenne pour dénoncer un projet qu'ils estiment purement commercial et destructeur de l'environnement.

Par Mathilde Brugniere

L’annonce de l’annulation du Plan local d’urbanisme (PLU) de Gonesse en mars dernier par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise n’a pas atténué les craintes des opposants au projet EuropaCity.
 

Dénoncer le passage en force de la Société du Grand Paris

Le Collectif pour le Triangle de Gonesse (CPTG), hostile au projet EuropaCity, organise ainsi ce week-end, pour la 3ème année, 24 heures de festivités sur les champs censés être bétonnés pour construire le complexe.

La manifestation débutera samedi à 17h dans le Triangle de Gonesse, et s’achèvera le lendemain en fin d’après-midi. A 16h le dimanche, les opposants porteront la maquette du projet de la future gare jusqu’à la mairie.

« L’objectif, c’est de dénoncer l’ouverture du chantier de la gare au mois de novembre, confie Bernard Loup, président du CPTG. La Société du Grand Paris passe en force, malgré l’annulation du PLU. »
 

Soutien de la gauche

L’événement est ouvert à tous, et les visiteurs pourront assister à des concerts, participer à des débats, et même camper sur le site. Un départ en vélo depuis la place de la République à Paris est également prévu.
De nombreuses personnalités politiques, principalement issues de la gauche, ont fait savoir qu’elles seront présentes ; parmi lesquelles Yannick Jadot, Pascal Durand, Ian Brossat ou encore Delphine Batho.
 

Des craintes toujours vives

Si les opposants continuent à se mobiliser contre ce projet à 3 milliards d’euros, c’est parce qu’ils craignent toujours que le projet voie le jour.
En effet, l’Etat a fait appel de la décision du tribunal, et en outre, le projet de gare du Grand Paris est, lui, toujours dans les clous.
 

Une gare du Grand Paris Express au milieu des champs

La gare « Triangle de Gonesse » est prévue pour 2027 et sera sur le parcours de la ligne 17 du futur supermétro.

Les collectifs et associations qui se sont constitués contre le projet dénoncent un projet de gare conçu exclusivement pour desservir le complexe commercial.

« Les habitants n’utiliseront pas cette gare, dénonce Bernard Loup. Il vaudrait mieux améliorer le fonctionnement du RER. »

Et la Société du Grand Paris qui gère le chantier de la gare ne s’en cache pas : sur son site, elle parle d’un « ambitieux projet d’aménagement » qui « s’étend sur une surface de 220 hectares comprenant un quartier d’affaires et un parc paysager ».

Un projet dont EPA Plaine de France est à l'origine, et qui le présentait en 2016.
Les plans prévoient la bétonisation de 300 hectares de terres fertiles. Ne resteraient ainsi plus en théorie que 370 hectares pour l’agriculture.

Mais pour le Collectif pour le Triangle de Gonesse, ce sont des paroles en l’air : « on se doute bien qu’une fois le projet réalisé, ils chercheront à étendre les sites autour ».
 

Un projet alternatif écologique et durable

Les opposants proposent quant à eux une alternative à EuropaCity.

Le groupement de Coopération pour une Ambition Rurale et Métropolitaine Agricole (CARMA) a été lancé fin 2016. La priorité : « réaliser un projet au service des habitants ».

Leur projet s’inscrit dans la démarche de la transition écologique et solidaire, avec le développement de l’agriculture biologique ainsi que de la formation aux pratiques agricoles respectueuses de la terre.

n attendant, les militants gardent espoir.

« Le projet existe depuis 2006, nous l’avons appris en 2010, nous sommes en 2019 et il n’y a toujours pas de permis de construire », relativise Bernard Loup.
 

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