Valérie Pécresse : "Tout faire pour éviter le reconfinement de l'Île-de-France"

Alors que la région est "sous surveillance renforcée", la présidente de la région, Valérie Pécresse interviewée ce dimanche au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI attend que les préfets de la région lui "justifient" les mesures de restriction supplémentaires pour enrayer la progression du Covid-19.

La présidente de la Région dit approuver la stratégie du gouvernement consistant à tout faire pour éviter le reconfinement. Mais elle souhaite néanmoins "demander aux préfets de justifier les mesures de restriction supplémentaires" a-t-elle expliqué au micro du  Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Je souhaite qu'on fasse tout pour éviter ce reconfinement de l'Ile-de-France, mais je sais qu'il va falloir prendre de nouvelles mesures

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France

Valérie Pécresse a réagi aux propos tenus par Emmanuel Grégoire premier adjoint de la maire PS de Paris Anne Hidalgo. Il avait émis l'hypothèse de confiner la capitale pendant trois semaines afin de pouvoir tout rouvrir ensuite. "Ce qui me paraît impensable, c'est qu'on puisse confiner Paris sans confiner la région", a-t-elle répondu.

Télétravail et écoles ouvertes

Pour enrayer la progression de l'épidémie, la présidente de la  région appelle à "revenir au maximum de télétravail", redescendu selon elle à un taux de 50% parmi les métiers qui peuvent y recourir. "Il faut que les entreprises refassent un effort", demande-t-elle.

Elle "souhaite que les écoles restent ouvertes", et appelle à "tester massivement les élèves dans les écoles" avec des tests antigéniques. Cette stratégie doit permettre selon elle de "territorialiser les réponses" à la crise sanitaire, comme à Chambourcy dans les Yvelines où les écoles primaires et le collège ne rouvriront pas lundi après la détection de plusieurs cas de variant sud-africain.

Vaccination ciblée

Valérie Pécresse demande aussi au gouvernement de "changer les critères de vaccinations" afin de l'adapter "en fonction de la population hospitalisée".  Elle rejoint ainsi le président socialiste du département de Seine-Saint Denis, Stéphane Troussel qui a réclamé jeudi des "doses supplémentaires" pour accélérer la vaccination dans cette zone fortement touchée par le Covid-19.

Les 8 départements franciliens sont tous sous "surveillance renforcée", susceptibles de faire l'objet de mesures de confinements locaux à partir du week-end du 6 mars si la situation continuait à se dégrader, après des "concertations avec les élus", a affirmé jeudi dernier le Premier ministre Jean Castex.

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