Covid-19 : vers une augmentation des fermetures de classes et des établissements en Île-de-France

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé vendredi que les classes seraient fermées dès le premier cas de contamination dans les départements à mesures renforcées.

Une classe sera fermée dès le premier cas de contamination à la Covid-19.
Une classe sera fermée dès le premier cas de contamination à la Covid-19. © PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP

De la maternelle au lycée, une classe sera fermée dès une première contamination à la Covid-19 dans les 19 départements à mesures renforcées selon des annonces de Jean-Michel Blanquer. Il en fallait 3 auparavant.

"Cela va nécessairement signifier plus de fermetures de classes dans les prochains jours" et "forcément des inconvénients", a admis le ministre de l'Éducation nationale.

Une mesure qui satisfait la FCPE Paris. "Si les enseignants sont absents, on ne va pas demander à ce qu'il y ait du brassage entre les élèves. La fermeture de classes, c'est un peu la solution la moins pire", affirme Elodie Michad, administratrice de la FCPE Paris.

"Manque d'anticipation"

Cette dernière pointe néanmoins un "manque d'anticipation" : "On aurait pu mettre des classes en demi-groupe, y compris dans le 1er degré. La mairie de Paris l'avait initié mais il n'y a jamais eu d'autorisations du rectorat."

Le 18 mars dernier, le Premier ministre avait annoncé que les lycées passeraient tous en demi-jauge dans les départements où l'épidémie circule le plus. Mais la mesure n'a pas été généralisée aux collèges. "Il est dit que les collèges pourront bénéficier des demi-jauges. Si la continuité pédagogique est assurée, c'est une satisfaction. Il faut aussi déterminer si la demi-jauge s'applique au niveau de l'établissement comme dans certains lycées auquel cas cela ne change pas grand-chose. Si c'est au niveau de la classe, c'est mieux."

Par ailleurs, le ministre de l'Éducation nationale a assuré que les cantines resteraient ouvertes même si elles représentent un "maillon faible" de la journée dans le combat contre l'épidémie. "C'est très important que les cantines restent ouvertes à condition que les gestes barrières soient respectés. Pour un certain nombre d'enfants, c'est le seul repas correct et équilibré de la journée", poursuit Elodie Michad.

Les élèves de l'académie de Versailles plus touchés

D'autres mesures ont été annoncées comme le renforcement des remplacements d'enseignants dans les 19 départements à forte tension. Les parents pourront aussi demander à bénéficier d'un arrêt de travail pour garder leurs enfants, a encore indiqué le ministre.

Car le nombre d'élèves contaminés a augmenté en une semaine, passant de plus de 15 000 à plus de 21 000 (soit un taux de 0,17% contre 0,13% il y a une semaine) en France. Dans les trois académies franciliennes, les chiffres publiés au 26 mars font état de :

Pour la FCPE Paris, "Il faut que la continuité pédagogique soit assurée", pense Elodie Michad. Selon elle, le décrochage scolaire est inquiétant et touche tous les niveaux.

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