JO de Paris 2024 : les locataires trinquent, les propriétaires jubilent

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JO de Paris 2024 : les locataires trinquent, les propriétaires jubilent ©France 3 PIDF

Entre redynamisation de l’immobilier francilien et difficultés sociales, l’organisation des Jeux olympiques à Paris fait office de chamboule-tout aussi bien pour les propriétaires que pour les locataires.

Alors qu’un tiers des Parisiens prévoient de quitter l’Île-de-France sur la période des JO du 26 juillet au 11 août prochain, la région s’organise pour faire face au raz-de-marée qui s’apprête à ramener 16 millions de visiteurs.

2 200 étudiants déplacés

Pour pouvoir loger tout le monde, les pouvoirs publics ont dû prendre des décisions drastiques. Parmi elles, la réquisition de 2 200 logements du Crous, l’organisme en charge du logement des étudiants boursiers. En les informant via un mail et en arrêtant leur bail fin juin au lieu de fin août, le Crous se prépare à loger le personnel nécessaire au bon déroulement de l’événement, de la sécurité à la santé en passant par l’hygiène. Un objectif injustifié d’après Honoré, étudiant remercié à qui le gouvernement a demandé de “faire un effort” pour “rendre fière la France.”

“C’est une injustice” rétorque-t-il, “les étudiants sont déjà dans une situation précaire.” Début avril, le Ministère de l’Enseignement supérieur a promis des solutions de relogement à tous les étudiants impactés par la mesure.

Des propriétaires heureux

Pour Adrien Delacroix, maire adjoint de Saint-Denis (93), les Jeux représentent “un formidable accélérateur” pour les projets d’urbanisation et de logement de sa ville, tout en assurant le respect des habitants et leur sécurité. Même son de cloche du côté du privé : à Clamart (92), Soraya, directrice d’école, compte proposer son trois pièces à la location pour un prix avantageux, autour de 1 200 euros la semaine voire plus selon les dernières estimations. De quoi faire rêver les propriétaires désireux de proposer leur bien en location saisonnière.

Un phénomène qui doit néanmoins appeler à la prudence d’après Sébastien Kuperfis, président du groupe Junot, spécialisé dans les biens de luxe à Paris. Car si l’appât du gain est bien réel, il peut aussi faire office de trompe-l’œil et faire louper une fenêtre de vente intéressante pour le propriétaire. La fin des JO pourrait aussi provoquer un réajustement à la baisse des prix de vente, ce qui impliquerait un manque à gagner que la location saisonnière ne saurait combler.

Retrouvez toute l'actualité de l'immobilier francilien avec le Mag Immo, tous les samedis à 12.55 sur France 3 Paris Île-de-France et en replay sur france.tv/idf

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