La 5G bientôt déployée à Paris

Un accord a été trouvé entre Paris et les opérateurs français. Il sera présenté au Conseil de Paris de mars.

Des antennes de télécommunication installées sur un toit de Paris. (Illustration)
Des antennes de télécommunication installées sur un toit de Paris. (Illustration) © JACQUES DEMARTHON / AFP

Après Strasbourg, Lyon ou Bordeaux, la 5G va arriver à Paris "dans les prochaines semaines". Un accord en ce sens a été trouvé entre la mairie et les quatre opérateurs téléphoniques français.

Cette charte sera présentée au conseil de Paris du mois de mars a indiqué la mairie dans un communiqué. En la matière, c'est pourtant l'État qui décide et les maires ne peuvent pas s'opposer juridiquement. Mais soucieux d'éviter les polémiques, les opérateurs ont engagé à Paris une concertation.

La charte doit notamment apporter "une meilleure information des citoyens sur les impacts de la 5G et des différents usages du numérique, de meilleurs pratiques de récupération et recyclage des terminaux" ainsi que garantir la "transparence sur l'installation des antennes".

Ainsi, les opérateurs se sont engagés "à ouvrir des points de collecte universels dans toutes leurs boutiques parisiennes", à respecter la protection des données personnelles. Un observatoire qui comprendra élus et représentants des opérateurs sera chargé de veiller au respect de ces engagements.

Les Verts dénoncent de la précipitation

Les Verts parisiens, partenaires de la maire PS Anne Hidalgo, ont regretté vendredi soir l'accord trouvé entre l'exécutif parisien et les opérateurs télécoms pour le déploiement de la 5G dans la capitale dans les prochaines semaines, estimant que "rien ne justifiait d'aller si vite".

Fatoumana Koné, présidente du groupe écologiste au conseil municipal, s'est, elle, dite "étonnée voire un peu choquée" par le "forcing" de la maire socialiste, à qui les Verts ont "encore envoyé un courrier il y a peu de temps demandant le moratoire", a-t-elle indiqué à l'AFP.

L'élue écologiste ne comprend pas pourquoi la signature de l'accord était "si urgente: il y avait une consultation en cours à laquelle les Parisiens avaient pris part et sans même attendre la fin de cette consultation, on apprend que cette charte est signée".

"Avec cet accord, la ville permet l'innovation technologique mais organise son suivi attentif", répond à l'AFP le socialiste Paul Simondon, chargé de la 5G en tant qu'adjoint au budget de la mairie.

Un vrai progrès ?

Mais le déploiement de nouvelles antennes apportera-t-il réellement un meilleur réseau ? Dans une enquête d'UFC Que-Choisir, l'association de consommateurs alerte sur le manque de transparence des opérateurs.

Car "si la nouvelle fréquence mobile 3,5 GHz est en mesure des proposer des débits très sensiblement supérieurs à ceux de la 4G, il n’en est pas de même pour les autres fréquences utilisées ou en passe de l’être, à savoir les fréquences 700 MHz et 2100 MHz. Jusqu’alors utilisées en 4G, ces fréquences ne sont pas de nature à offrir des débits sensiblement plus importants une fois configurées en 5G", explique l'association qui précise que les opérateurs ont choisi des antennes très différentes qui n'apportent pas la même vitesse de connexion.

Plus de 8 600 sites 5G ont été ouverts commercialement par Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom depuis fin novembre en France, en dehors de Paris et de plusieurs grandes métropoles, selon les données publiées en janvier par l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep).

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