L.E.J : de sacrées poupées !

Elles sont francilliennes et cartonnent depuis leur succès
"Summer 2015" sur YouTube.
Début juin vient de sortir leur second album "Poupées Russes".
Nous les avons rencontrées sur le tournage de l'émissoin de
France 3 Paris-Ïle-de-France "Boulevrad de la seine".

A gauche : Lucie - Au centre : Juliette - A droite : Elisa
A gauche : Lucie - Au centre : Juliette - A droite : Elisa © NICOLAS FLEURE DA SINDBAD GILLAIN - L.E.J.
"On est trois comme les mousquetaires, trois comme les couleurs primaires.
On est tryzophrène, un triptyque neuf qui se complète comme un Tetris.
Extrêmes satyres, issues d’une bataille sur Vénus.
Mais chacune de nous protège les autres comme des poupées russes !
 "

Dès le premier titre de leur nouvel album, le ton est donné ! Aussi bien dans la rime, que dans le rythme !
Ces trois-là sont, seraient inséparables.
Réalité ou coup marketing ?
En arrivant sur le plateau d’enregistrement, ces trois poupées, qui n’ont rien de russe soit dit en passant,
dégagent déjà une cohésion de groupe assez étonnante.
Le côté russe de la chose, viendrait-il alors du concept que les unes ne vont pas sans les autres ?

Discrètes, c’est sans bruit qu’elles se posent dans un coin.
Comme des petites souris. Nous sommes loin des matriochkas !

Et pourtant, à y regarder de plus près, le principe poupées russe sur l’étagère semble de plus en plus convaincant.
Elles ne sont jamais très loin les unes des autres. Et, chose étonnante, elles ne se perdent pratiquement jamais du regard.
Il y a la petite blondinette, Elisa. La brune au type méditerranéen, Lucie. Et, Juliette, dreadlocks châtain clair au visage de pythie grecque.

Trois drôles de dames qui ont grandi, les unes à côté des autres à Saint-Denis dans le 93, où elles continuent à vivre d’ailleurs.
"C’est là que nous avons toujours vécu. Nous y avons nos racines et pour l’instant nous n’avons pas envie d’être ailleurs ! "
Un vrai triptyque ces trois-là, comme dans leur chanson !
© NICOLAS FLEURE DA SINDBAD GILLAIN - L.E.J.

Un trouple, c’est comme un couple mais à trois comme elles le disent !
Uniques et complémentaires. Elisa, la cérébrale scientifique hyperactive matinée oursonne.
Lucie, la sensible, conviviale qui ne tient pas en place.
Juliette, « la plus équilibrée de nous trois » toujours prête à  partir en goguette. Juliette, la seule qui soit fille unique.
"Nous n’avons absolument pas le même rythme de vie. Nous ne pourrions pas vivre ensemble. Moi -Elisa- je me couche rarement avant 5 ou 6 heures le matin et me lève très tard ! Lucie et Juliette, elles sont plutôt des lèves tôt."

Ce n’est donc pas là, qu’il faut chercher la fusion qui caractérise les L.E.J !
La piste serait-elle alors sur les plus de 200 dates de concerts à leur actif ?
© L.E.J.

A à peine 25 ans, ceci pourrait expliquer cela !
Entre autre, sans aucun doute, mais l’histoire ne débute pas là non plus !

Ce serait une fiction, on aurait presque trouvé un peu exagérée la ficelle…
Pourtant, c’est bel et bien au bac à sable qu’elles se sont rencontrées !
Elisa et Juliette en premier, à l’âge d’un an. Lucie a rejoint le groupe à la maternelle !
25 ans après, elles sont toujours collées !
"Avec Juliette, quand on rentrait de l’école, à quatre cinq ans, on enlevait nos joggings et on dansait comme des folles sur du Nina Hagen.
Moi je rêvais de devenir boulangère, Lucie, pompier, poète ou chanteuse et Juliette voulait travailler dans le monde du spectacle musical"
.
"Très tôt, dès l’âge de 4 ans, nos parents sont devenus amis, à cause ou grâce à nous. Ils étaient obligés de se voir tant nous étions inséparables.
Ils nous ont inscrit à l’éveil musical et depuis nous n’avons jamais arrêté de faire de la musique, ensemble"
.

C’est donc, le plus naturellement du monde que tout ce petit monde intègre dès l’âge de 8 ans, la Maitrise de Radio France pour Lisa et Lucie et un système équivalent pour Juliette, violoncelle en plus !
Et bien sûr, le Conservatoire. La base du classique !
© L.E.J.

Leur plus gros stress d’examen… Le bac ! Littéraire pour Lucie et Juliette. Scientifique pour Elisa. "Hors de question pour nos parents, de ne pas avoir le BAC ! ".
Chemin faisant, elles composent, écrivent et rêvent ensemble. "On a pas une méthode de travail établie. C’est un peu un bordel organisé ! Nous observons le monde et nous écrivons sur ce qui nous touche".

Et puis, il y a ce concours Facebook en octobre 2013. Le concours "Chorale Tryo"  lors des Nuits de Champagne à Troyes.
Elles décident de se lancer dans l’aventure. De former leur groupe.
Elles participent et gagnent.
Elles savent désormais qu’elles seront musiciennes et chanteuses professionnelles.


Le 1er aout 2015 elles sortent sur YouTube, "Summer 2015" . Un délire de copine qui s’approprie les tubes de l’année pour en faire un mashup…
Un mashup qui cartonne même outre-atlantique ! Trois jours après la diffusion sur YouTube, le Times relate le phénomène L.E.J et leurs L.E.Jionnaires ! leurs fans !
"On se serait jamais douté que ça ferait un tel carton ! C’était pas fait pour buzzer. C’était juste un délire."  Tout va alors très vite.

Premier album en décembre 2015. Tournée dans toute la France, l’année suivante. Prix "Révélation Scène"  lors des 32eme Victoires de la Musique en 2017.
Ce mois-ci, nouveau CD « Poupées Russes ». Mathieu Kassovitz joue même dans le clip du single "La Nuit".

Un opus où elles veulent faire sonner la langue française,  « C’est bien plus difficile qu’en anglais ! »

"Cet album Poupée Russes, c’est notre bébé de A à Z. C’est important pour nous d’expliquer aux gens comment ça se passe entre nous.
On se passe tout, on sait tout de nous. On se connait par cœur, mieux que nous même.
Il serait impossible de se passer les unes des autres."

De sacrée drôle de jeunes dames les L.E.J que nous vous proposons de retrouver ci dessous, dans un jeux de questions réponses.
durée de la vidéo: 01 min 37
Boite à "je" L.E.J. ©F3IDF


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