Des milliers de personnes à Paris pour dire "stop" aux violences faites aux femmes

Une "marée violette", couleur des luttes féministes, a déferlé à Paris ce samedi 23 novembre. Un rassemblement pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes.

Des milliers de personnes se sont rendues à la cette marche pour dénoncer les violences faites aux femmes, ce samedi 23 novembre à Paris.
Des milliers de personnes se sont rendues à la cette marche pour dénoncer les violences faites aux femmes, ce samedi 23 novembre à Paris. © Emmanuèle Bailly - France 3 Paris Ile-de-France
Faire pression sur l'État pour mieux protéger les femmes victimes de violences. C'est l'un des objectifs de cette marche. "Nous n'arrivons plus à compter les cas où les féminicides auraient pu être évités", affirment les organisatrices des cortèges de samedi dans un appel diffusé sur Facebook. "Avec cette marche, nous ferons en sorte que les pouvoirs publics prennent enfin des mesures à la hauteur", ont-elles ajouté. A Paris, près de 50.000 personnes ont marché de la place de l'Opéra à celle de la Nation, selon le cabinet Occurrence (100.000 à Paris, selon le collectif féministe #NousToutes). Une manifestation organisée par le collectif Nous Toutes qui a rassemblée de nombreuses autres associations. Ainsi, près de 70 organisations (Planning familial, CGT, CFDT, EELV, LFI, PS, Unef, PCF, SOS homophobie...) et de nombreuses personnalités se sont jointes au défilé parisien. Parmi elles, les comédiennes Muriel Robin, Alexandra Lamy, Julie Gayet, Sandrine Bonnaire et Eva Darlan, l'ancienne ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, ou encore Vincent Trintignant - le frère de Marie, tuée par Bertrand Cantat en 2003.
 

Peser sur le Grenelle contre les violences conjugales

Cette mobilisation survient juste avant la clôture lundi du Grenelle contre les violences conjugales lancé début septembre pour tenter d'enrayer ce fléau. Le Premier ministre Édouard Philippe, accompagné d'une douzaine de membres du gouvernement, doit y annoncer des mesures très attendues par les associations.

Depuis le début de l'année 2019, au moins 116 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon un décompte et une étude au cas par cas menés par l'AFP. Sur toute l'année 2018, le chiffre avait atteint 121 femmes victimes, selon le ministère de l'Intérieur.

Quelque 213.000 femmes majeures sont victimes chaque année de violences physiques et/ou sexuelles de la part leur conjoint ou ex-conjoint, soit près de 1% des femmes âgées de 18 à 75 ans, selon des données officielles.

L'an passé, près de 50.000 personnes s'étaient rassemblées dans toute la France - dont 30.000 à Paris selon les organisatrices, 12.000 selon la police - pour cette marche "violette".
 
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