Mobilisation propalestinienne à la Sorbonne : 39 interpellations après l'évacuation d'un amphithéâtre

Les forces de l'ordre sont de nouveau intervenues mardi soir à la Sorbonne pour mettre fin à un rassemblement d'étudiants propalestiniens. Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur, pointe du doigt des violences "intolérables" visant des "agents publics".

39 personnes ont été interpellées à la Sorbonne à la suite d'une opération menée mardi soir par les forces de l'ordre pour évacuer des militants propalestiniens, selon un bilan de la préfecture de police de Paris. Cette intervention visait à mettre fin à un rassemblement au sein d'un amphithéâtre, occupé pendant deux heures par des étudiants, en "solidarité" avec Gaza, selon l'AFP.

L'opération de la police a commencé vers 19h45. Les militants, qui étaient une centaine environ à l'intérieur d'après des sources concordantes, ont été sortis au compte-gouttes dans une rue latérale de l'université, parfois portés à bout de bras par les forces de l'ordre.

Des policiers ont procédé à des relevés d'identité.

Avec cette nouvelle action, les militants, qui ont scandé des "Rafah Rafah, on est avec toi", entendaient "faire pression" sur les gouvernements alors que l'armée israélienne a déployé des chars mardi dans Rafah et pris le contrôle du passage frontalier avec l'Egypte, dans le sud de la bande de Gaza, coupant l'accès pour l'aide humanitaire au territoire palestinien assiégé.

"Plusieurs agents publics ont été violemment bousculés"

De son côté, Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur, a annoncé le dépôt d'une plainte par le rectorat. "Plusieurs agents publics ont été violemment bousculés et pris à partie ce soir par un groupe d’individus qui espéraient occuper La Sorbonne. Ces violences sont intolérables", écrit-elle sur X.

"Je le redis : nous privilégions toujours le dialogue, mais nous n’accepterons jamais les blocages. L’escalade est une stratégie inutile. Honte à ceux qui font le pari de l’instrumentalisation", indique la ministre.

Plus tôt dans la journée, les forces de l'ordre sont également intervenues devant Sciences Po Paris pour mettre fin à des actions de blocage de militants propalestiniens.

Ces opérations de la police surviennent moins de 24 heures après que le Premier ministre Gabriel Attal a rappelé qu'il n'y aurait "jamais de droit au blocage" dans les universités françaises.

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